Arcii. cDmni. de Honlleur, carton n° 20. D
112 LAliBAVE DK NOTRE-DAME DE GRESÏAIN
Les Prieurés. — Les textes que nous publions en appendice ont gardé le souvenir des prieurés, médiocres établissements qui dépendaient de Tabbaye de Grestain. Ces prieurés étaient en petit nombre ; nous n'en connaissons que trois : Sainf- Astier en Gascogne, Sainte-Scolasse au Perche et Saint-Nicol aux faubourgs de Ronfleur. Etroitement rattachés à Fabbaye, ils étaient occupés par deux moines dont Tun prenait le titre de prieur. Leur origine était la même ; ces établissements provenaient de donations ; Saint-Xicol avait été donné par Guillaume le Conquérant ; Sainte-Scolasse-sur-Sarthe, par Herluin de Conteville ; Saint- Astier par Geoffroy, deuxième abbé, mort en 1114.
Le prieuré et la rectorie de Saint-Astier ' étaient situés au diocèse d'Agen et faisaient partie de l'archiprêtré de Besaume -. Avant la Révolution, l'évêqué d'Agen nommait au prieuré, mais ce prélat n'a pu exercer le droit de patronage et de nomination que depuis l'époque de la suppression de Fabbaye de Grestain, c'est-à-dire dans la seconde moitié du xviii^ siècle. Avant ce temps et durant six cents ans, le prieur de Saint- Astier a été un moine bénédictin de Fabbaye de Grestain. En 1267, Eudes Rigaud constatait que deux moines de Fabbaye résidaient au prieuré de Saint-Astier : « duos habebant in Anglia, et duos in comitatu Pictavensi, in dyocesi Agenensi ^. » Nous savons par un acte notarié trois cents ans après, en 1603, que Dom Gabriel Druel frère du receveur général de Fabbaye, était alors prieur de Saint-Astier ^. Deux autres prieurs nous sont connus : Dom Vauquelin, décédé avant le 27 août 1748, et son successeur D. Jean-Baptiste Doisnel de la Morie, religieux de Grestain, Mais nous ne savons rien de positif sur ce prieuré.