‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 71 sur 185 · Lot-et-Garonne, arr. Marmande, cant. Duras · texte numérisé non relu

Lot-et-Garonne, arr. Marmande, cant. Duras

2. L'abbé Durengues, Pouillé hist. du diocèse d'Agen, p. 514.

3. Reg. visitât, archiepiscopi Bothom., p. 392. •*. Pièces justif., n° 68.

PRIEURÉS 1 I .'i

Il en esl de même pour le prieuré de Sainte-Scolasse ou comme on disait: Saint-Nicolas-en-Scolasse '. La donation de ce prieuré remontait aux premiers âges de l'abbaye de Grestain, c'est-à-dire à la fm du xi^ siècle. Mais il ne paraît pas qu'il y eût alors en ce lieu un prieuré : la donation primitive fait mention de terres, de dîmes et de la moitié d'une église ^ On suppose que les moines envoyés pour administrer ces biens auront bâti un oratoire, une chapelle sous rinvocalion de Saint-Nicolas. Toutefois il est difficile de le savoir, de même que de se représenter aujourd'hui l'importance du prieuré de Sainte-Scolasse. Tout ce qu'on en sait, c'est qu'au xvii^ siècle Jacques-James de Bapaume, prébende de la Préceptoriale de Sées % d'accord avec le chapitre de Sées, intentait un procès en revendication des dîmes de Sainte-Scolasse. L'abbé de Grestain présenta au Conseil du roi deux titres primitifs, l'un de l'an 1050 environ et l'autre de l'année 1167, qui avaient attribué aux religieux toutes les dîmes de Sainte- Scolasse. Le revenu du prieuré avait été pris à bail emphytéotique par les seigneurs de Touvoye dès l'année 1583, mais dans la suite ces derniers avaient été obligés de se démettre de ce bail et l'abbé de Grestain s'était remis en possession des dîmes. Un arrêt du Conseil, en date de 1658, lui donna raison ''.

On a, pour le xv^ siècle, le nom d'un prieur de Sainte-Scolasse. En 1409, Dom Jean Vallet se qualifiait: <c religieux de l'abbaïe, naguères bailli en icelle, à présent prieur de Sainte- Scolasse fille de ladite abbaïe ■'. » Charles \T avait pris sous

Page 1