‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 73 sur 185 · L'Orne arch. et monum., p · texte numérisé non relu

L'Orne arch. et monum., p

2. La Claire est un cours d"eau qui tombe dans le port de Honfleur.

3. « Juxta Hunefluctum capellam sancti Xicholai, ita quod monachus qui ibi Deo serviret » charte confirmative de 1189).

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eflcl quel a été son élal pendant le moyen âge. Il est possible que du xii^ au x\^ siècle des lépreux y aient vécu isolés et que Sainl-Nicol ait élé avec Saint-Siméon une des deux maladreries ouvertes à proximité du port de Honfleur après l'importation de la lèpre K Cette destination disparut avec la maladie qui avait nécessité l'aménagement en hôpitaux de simples oratoires monastiques. Le souvenir en a été conservé dans le nom' d'une mauvaise ruelle que l'on appelle encore la « rue aux Ladres ».

Au xvi^ siècle, Saint-Nicol avait perdu son nom de léproserie pour prendre celui de Chapelle de Saint-Nicol. Les religieux de Grestain s'y étaient établis de nouveau ; l'un d'eux en était titulaire mais il n'y résidait pas. Le prieur donnait à bail le revenu total qui consistait en un enclos de jardins, labour et bois taillis, en bâtiments, en rentes, droits et franchises. Est-on curieux de savoir à quelle somme s'élevaient les revenus du prieuré de Saint-Nicol? Divers baux nous les font connaître ^ Pour le titulaire, le produit de ce modeste bénéfice s'élevait à quarante livres, en 1611 ; à 100 livres, en 1626; à 200 livres, en 1766; à 300 Hvres, en 1788. A cette dernière date, époque où le clergé de la paroisse de Sainte- Catherine de Honfleur venait encore en procession, le jour des Rogations, au prieuré de Saint-Nicol, voici de quels objets se composait le mobilier de la chapelle : six chandeliers de bois, un tapis de brocatelle, un missel romain, deux burettes de verre, quatre lavabos, quatre purificatoires, une chasuble, une patène, un calice.

1. Sur les léproseries ou maladreries qui existaient en Normandie, voy. Mém. soc. AnI. Normandie, XVII, p, 149; et sur la léproserie de Grestain, XVII, p. 186.

2. Les re^'. du labellionage d'Aude fournissent des baux du S août KiOS, n février lGO(î, 3 septembre lOil, 29 avril 1626 On trouvera deux de ces actes aux pièces juslif.

116 LABI5AYE DE N0ÏRE-DA3IE DE GRESÏAIN

En 1781, une délibération du conseil de fabrique de la paroisse de Sainte-Catherine réduisit les dépendances du prieuré. On prit une partie de la cour pour faire le nouveau cimetière, aux charges de payer au titulaire une rente foncière de 208 livres '. Dix ans s'écoulèrent. Le 17 février 1791, par acte exercé au district de Pont-l'Evêque, le bénéfice de Saint- Nieol fut vendu comme bien national à son dernier titulaire, Dom Dalbiac. Nous consacrerons quelques lignes à ce religieux à la fin du chapitre qui suit.

Terminons ce qui concerne Sainl-Xicol par les noms des prieurs que nous avons pu recueillir :

Dom Toussaint Le Berger, religieux de Grestain, prieur de Saint-Nicolas-du-Val-de-Glaire, 1577-1585- — Dom Jacques Le Garpentier, prieur claustral de Grestain, prieur de Saint- Nicolas, 1598-1613. — M^ Alphonse de Bretteville, chanoine et officiai de Rouen, prieur, avril 1625. — M^ Gharles Roches, licencié en droit canon, prieur et chapelain, avril 1626. — M^ Jean Leblond, clerc tonsuré, prieur, 1663. — Dom Jacques le Paulmier, religieux de Grestain, prieur, 1683. — Dom Gharles Ghanu, religieux de Grestain, diacre en 1668, prieur claustral et prieur de Saint-Nicol, 1690-1698. — Dom Gabriel Le Grand, religieux de Grestain, prieur, août 1698. — Pierre Descalles, prieur de Saint-Xicol en 1735, décédé dans ce prieuré le 21 juillet J738. — Dom Jean-Baptiste Gamus, prieur, 1738-1757, — M*^ Pierre Mansel, prêtre, curé de Saint-Martin-du-Houlley, prieur, 1759-1766. — Dom Jean- Baptiste Dalbiac, religieux de Grestain, prieur, 1773 à 1790.

Saint-Laurent ou la Madeleine de Grestain. — Les documents qui nous aident à reconstituer les possessions de l'abbaye font connaître une chapelle du titre de Saint-Laurent et inscrite dans le pouillé du diocèse de Lisieux. G'était un éta-

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