‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 74 sur 185 · Ârch. de l'Hospice de Ilonfleur, B · texte numérisé non relu

Ârch. de l'Hospice de Ilonfleur, B

SAINT-LAURENT DE (iRESTAlN 117

blissemenl religieux et charitable, c'était une léproserie dont on voit encore remplacement sur la gauche de la route de grande communication, n" 47, entre Jobles et Grestain, en un lieu actuellement nommé la « cour aux Ladres ». Au même endroit coule une source connue communément sous la dénomination de <( fontaine aux Ladres ». Nous publions plusieurs documents qui se rapportent à ce lieu-dit K Saint-Laurent de Grestain a en effet été un asile de lépreux situé sur la paroisse de Saint-Ouën, bâti de simples logettes et de chaumières groupées autour d'une chapelle. L'usage fît qu'on a nommé cette chapelle la Madeleine^ parce que sainte Madeleine était la patronne ordinaire des maladreries. Cet hospice fondé à une époque qui nous est inconnue avait été ouvert pour les paroisses du voisinage ~, ainsi que nombre d'autres petites léproseries qu'on rencontrait dans les campagnes, au moyen âge. Annexé à l'abbaye de Grestain, il était desservi par un chapelain que les religieux avaient l'obligation d'y entretenir -^

En somme, la léproserie de Grestain n'est connue que par des pièces d'une époque oii elle n'avait plus sa raison d'être. Ses revenus avaient alors été attribués à l'infirmerie de l'abbaye de Grestain ; plus tard ils appartinrent à la commanderie de Brionne, plus tard encore la maladrerie de Saint-Laurent ou la Madeleine fut supprimée en même temps que celles de Saint-Antoine de Honfleur, de Saint-Siméon et de la Gohaigne: on réunit ces quatre établissements à « l'hospital des pauvres

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