‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 79 sur 185 · Bailli de Rouen en 1224-1239. Cart. norni., n" 378, note · texte numérisé non relu

Bailli de Rouen en 1224-1239. Cart. norni., n" 378, note

4. (^h. de Beaurepaire, De la Vicomte de CEau de Rouen, p. 358-371.

5. Nous donnons aux pièces justif., n" 66, un aveu relatif à Fiquelleur.

6. Voyez aux Arch. dép. de la Seine-Inf. les liasses du Fonds de Tancarville.

7. Le terme latin Xiijriun pnrluni ou Xoir-Porl a été l'oijjet des conjectures les plus étranges (Catherine, Ilist. de Ilon/Ieiir, p. 0-21). Ce serait vraiment perdre son encre et sa peine (jue de réfnter les billevesées qui ont été débi-

les religieux de Grestain jouissaient de droits assez considérables •. L'abbaye de Grestain avait fait rédiger une espèce de tarif des droits de coutume sur ses eaux et marais, lequel fut présenté au parlement de Rouen en 1695. Ce tarif était intitulé : « Table de la prevosté et coutumes des eaux et marests de Tabbaye de Nostre-Dame de Grestain. » On évaluait de quatre à cinq cents livres de rente le revenu de ces coutumes. Elles consistaient dans le droit de marée sur les pêches qui se faisaient dans la Seine, à pied et sans La f eau, depuis la croix de la Devise près Quillebeuf ^ jusqu'au lieu appelé le Xoir- Port dont on a parlé ci-desus. La transaction du 11 février 1409 m. st.) passée entre Guillaume, vicomte de Melun, seigneur de Tancarville, et les religieux de Grestain, « touchant un procès meu en 1310 entre noble dame Jeanne de Rosny, dame de Tancarville et lesdits religieux », distinguait les pêches qui se faisaient dans les limites ci-dessus indiquées en

tées à ce sujet. Les mots Nigrum portum se rencontrent dans la charte de Richard Cœur de Lion dont nous reproduisons le texte. Ils y désignent un point du littoral situé à l'ouest de Grestain, appartenant à l'abbaye et si voisin de Honfleur que les rédacteurs de la charte ne savaient comment distinguer les lieux. Tantôt ils écrivaient : in riparia Secane a garda de Kilehuef iiaqiie ad Nigi'um portum ; tantôt a spina Berville usque ad portum de Hunefluclu ; ou encore usque ad aquam de Hunefluctu. On posait par ces désignations les limites des coutumes de Grestain, au xii« siècle. Beaucoup plus tard, l'énoncé des actes judiciaires a présenté plus de précision. L'un dit: " jusques au Noir- Port où est présentement assise la grosse tour de Honnefleur » ; il faut entendre la tour Frileuse ou tour Ronde. Dans l'autre, on lit : <■ jusques à un lieu nommé Noirport à nous appartenant » (1424). Dans le troisième est écrit: « depuis le gort de Quillebeuf jusques au Noirport près de Honnefleu >> (1430 et 1469). Nous poui'rions multiplier les citations, celles qui précèdent paraissent suffire pour montrer que le terme Xoirport a servi à désigner une crique d'échouage placée à l'est du port de Honfleur et contiguë à ce havre. Cet enfoncement du rivage où de petits bâtiments pouvaient se mettre à l'abri a été le lieu-dit les Vases, puis est devenu le Havre-Neuf où les constructeurs de navires établirent leurs chantiers. — Voy. aux pièces justif. la note du n° 17.

1. Ch. de Beaurepaire, De la Vicomte de l'Eau de Rouen, p. 171-174.

2. Située entre le Marais-Vernier et Saint-Aubin-sur-Quillebeuf. — A. Le Prévost, Mém. et Xotes, 111, p. 6.

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