‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 82 sur 185 · Aveu du l'^''" septembre 1450 ; Pièces justif., n · texte numérisé non relu

Aveu du l'^''" septembre 1450 ; Pièces justif., n

ville ^ et entendait jouir de tous les droits qui pouvaient intéresser le domaine utile de cette seigneurie. Ce débat à propos des droits de pêche fait le principal objet de la transaction du 30 avril 1259 K

Enfin, les droitures et pêcheries de Grestain suscitèrent des procès, soit avec les usagers, soit avec les seigneurs voisins : les de Courseulle, de Tonnetot, de Brèvedent qui étaient en possession du droit de faire pâturer sur les bancs, depuis Ronfleur jusqu'au delà de l'abbaye, le nombre de 2000 bêtes -K Les contestations les plus vives s'élevèrent contre les propriétaires du fief de la Pommeraye. L'une d'elles dura huit années, de 1664 à 1672, avec Philippe de Houël, sieur de la Pommeraye et de Bervilie ^. Les différends avec cette famille s'étaient d'ailleurs succédé de siècle en siècle depuis l'époque où avait vécu Jean de Houël, « un des plus adroits, subtils et accorts gentilshommes de son temps », au dire des religieux.

Tout ce qui s'est agité à l'égard de ces droits d'usage, de ces droits seigneuriaux qui s'exerçaient sur la Seine a été savamment étudié •'. Les documents qui s'y rapportent sont conservés au dépôt départemental de la Seine-Inférieure ^ ; nous en avons extrait des pièces que l'on trouvera plus loin.

Droits de Justice. — Grestain était le siège d'une baronnie et d'une haute justice seigneuriale. L'abbaye avait son bailli qui détenait en ses mains le rôle ou tableau de tous les cens qui étaient dus par les tenanciers ; nobles ou non nobles

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