‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 92 sur 185 · Rco-. du tabeUionaffo de Grestain · texte numérisé non relu

Rco-. du tabeUionaffo de Grestain

lii l'abbave de notre-dame de grestain

abandonnée vers 1562, au moment où Pont-Audemer et Honflenr tombèrent au pouvoir du parti protestant. Puis les années se passèrent; nous retrouvons Jacques Marlet en 1576 et 1585. On croit qu'il résigna en faveur d'un aumônier du roi. En 1579, Louis Hrisset, curé de Machedenl, était son grand vicaire '.

Il l'était aussi à l'époque antérieure, au temps oii la guerre civile recommençait en Languedoc, en Guyenne, en Saintonge, en Poitou et en Normandie. Henri III demanda au clergé une subvention d'un million de livres, en 1575. Une déclaration du 30 juillet 1574 avait, l'année précédente, réglé la levée de deux millions de livres sur le clergé. D après les contemporains, de 1560 à 1575, le clergé a versé 60 millions, c'est-à-dire près de 4 millions par an, au trésor royal ^.

Au mois d'avril 1575, l'évêque-comte de Lisieux donna avis aux curés dans les paroisses et aux abbés dans les monastères que son diocèse était taxé à la somme de 16.000 livres, et qu'il était nécessaire de faire sortir le payement de cette taxe par le receveur des décimes. L'abbaye de Cormeilles était taxée à 1.900 livres; l'abbaye de Grestain devait payer une somme beaucoup moindre, celle de 450 livres. Les deux abbayes se refusèrent à acquitter les décimes extraordinaires qui n'étaient pas sans quelque analogie avec les emprunts forcés. Des mandements de contrainte furent décernés contre ces communautés ; on ordonna la saisie du temporel des abbés et religieux, la vente des biens des receveurs et fermiers. L'abbaye restait libre, « par après paiement », de faire vente de partie du temporel pour son remboursement. Grestain paya comptant et sans délai par les mains de Pierre Thirel, commissaire établi au régime et gouvernement de l'ab-

Page 1