SAINT-PAVIN
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rentretien des religieux et le Iroisième devait être délivré à Tabbé '.
Mais l'abbé commendataire, Gaston de Brèves, n'avait point attendu la fin d'un différend dans lequel il devait succomber. Il résigna labbaye de Grestain avant le 22 octobre 1643, en faveur du plus extraordinaire des conseillers et aumôniers du roi. Ensuite Gaston Savary de Brèves fut pourvu de l'abbaye de Gimond, au diocèse d'Auch ; il en a été le 47*^ abbé. En s'en rapportant à une note généalogique, il aurait été nommé à l'évéché de Gondom -. La liste des prélats de ce siège que Bossuet a illustré ne porte point son nom \
XXX Vin. — Denis Sanguin de Saint-Pavin, conseiller et aumônier du roi, devint abbé de (irestain en 1643, par résignation. Le Neiisfria pia, le fait connaître en 1662 par ces termes : « Dominus de S. Paven, frater Dominus Sanguin, nunc abbas commendatarius anno 1662. » Le Gallia chrisiana placi un Denis Sanguin au 34*^ rang des abbés de Grestain mais il lui a attribué la qualité d'évêque de Senlis, le confondant ainsi avec le suivant et en prenant l'oncle pour le neveu. On sait que dans l'entreprise immense des Bénédictins il y a des inexactitudes et des lacunes, que les listes du Gallia sont à reviser. Une re vision non moins utile serait celle des dictionnaires biographiques même les plus modernes, quel que soit d'ailleurs leur mérite intrinsèque. Les indications qui suivent justifieront ces remarques.
L'abbé de Grestain dont il est ici question était fils de Jacques Sanguin, seigneur de Livry ; la sépulture de ce dernier se voyait dans l'église Saint-Médéric ou Saint-Merry ; il avait eu dix ou onze enfants. C'était Saint-Pavin, l'ami de Des
!. Pièces justif., n° 92.
i. Bibl. nat., Cab. de d'Hozier, vol. 307; Pièces oriff., vol. 26r>l, n" 43!j.
:i. Gnllin christ., II, col. 961-974.