Paulin Paris. Les poihies de Saint-Pavin, p
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ne peut plus vivre à Paris, Boileau a mis la conversion de Saint-Pavin au rang des impossibilités morales, dans ces mots: Et Saint l\ivin bigot. Notre abbé repoussa celle injure par le sonnet: Despréaux grimpé sur Parnasse. A quoi Boileau répondit par Tépigramme : Alidor assis sur sa chaise.
On ne croit pas que les débuts de Tabbé Denis Sanguin de Saint-Pavin dans la carrière ecclésiastique aient eu un grand retentissement. Ll^^glise l'avait accueilli. Il tint d'elle, d'abord, vm bénéfice simple. On présume qu'alors il a ajouté à son nom patronymique celui du prieuré donl il était titulaire. Peut-être faut-il voir dans ce prieuré, Saint-Pavin-des-Champs, dans le Maine, ancienne maison qui a appartenu à l'abbaye d'Evron ', diocèse du Mans.
Les biographies consacrées à Saint-Pavin sont on ne peut plus embrouillées. Des écrivains qui ont été ses contemporains, qui l'ont connu, qui auraient pu donner des renseignements sûrs, ont confondu l'oncle et le neveu : Denis Sanguin de Saint-Pavin dont nous parlons et Denis Sanguin, évêque de Sentis. De là des erreurs demeurées dans la circulation sur deux personnages des mêmes nom et prénom.
On en relèvera quelques-unes. Il était par exemple facile de savoir que le poète Saint-Pavin n'avait jamais eu en commende l'abbaye de Livry, en Seine-et-Oise. Cette abbaye, à l'époque où il vivait, était en la possession de Christophe de Coulanges, oncle de M"^*^ de Sévigné, homme dont la charité était inépuisable et que sa nièce a immortalisé sous le titre charmant de Bien Bon '. Après M. de Coulanges décédé en 1687, l'abbaye de Livry a été donnée à Jacques Séguier de la
1. Lcgeay, Recherches hisf. sur Saint-Pavin-des-Champs (Le Mans 1884). Dans ce travail, il nest fait aucune allusion à Denis Sanguin.
2. Voy. les Lettres de Madame de Sévigné. — Jal, Dict. critique, p. 435, 436, 1130-1131. — Arch. dép. de Seine-et-Oise, série H, établissements monastiques, abbaye de Livry, 3« carton.