‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 100 sur 185 · L ABBAYE DE .NOTRE-DAME DE GKESTAIN · texte numérisé non relu

L ABBAYE DE .NOTRE-DAME DE GKESTAIN

^ errière, ancien évêque de Nismes. Ce dernier est décédé le 8 novembre 1689 '. Après lui, labbé de Livrv qui se présente est Denis Sanguin, évêque de Senlis ~ ; c'était le neveu de Saint-Pavin. u M. de Senlis et tous les Sanguins sont dans la joie, écrivait M'"*^ de Sévigné, ils ont notre petite abbaye ; ils ont donné un prieuré pour se libérer de la pension. Cela leur convient si fort qu'il me semble qu'elle est plus près de moi que si elle était à un autre ; ce sont tous nos anciens voisins ^. »

A la date de l'année 1689 citée plus haut, Saint-Pavin, autrement dit Denis Sanguin de Saint-Pavin, était mort depuis dix-neuf ans. Il n'a donc jamais été pourvu de l'abbaye de Livry. Ne l'ayant point possédée il n'a pu s'y livrer à son goût pour le plaisir et pour les lettres, ni s'y retirer, ni en faire une sorte d'abbaye de Thélème ^.

Les Sanguin appartenaient à une famille bourgeoise qui avait formé à Livry dont elle tenait la seigneurie, une société de gens fort importants. Les Sanguin de Livry se sont partagés entre la robe et l'Église '. En 1606, Jacques Sanguin était prévôt des marchands; son frère, Christophe Sanguin, chanoine de Paris, est connu comme l'un des Seize de la Ligue. Deux Sanguin ont été évêques de Senlis de 1623 à 1702; l'un était le frère et l'autre le neveu de Denis Sanguin de Saint- Pavin. aumônier du roi et abbé commendataire de Grestain.

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