ANGLETERRE
Guillaume-le-Gonquérant donna ou confirma, dans le Devonshire, le manoir de Northam, avec ses dépendances en terres, eaux et salines, quittes de tous droits, avec la coutume des navires y arrivant; dans le comté de Dorset, deux manoirs, celui de Frampton et celui de Bincome , avec leurs dépendances, nommées dans une charte de Richard P'., en 1189, Âlphilicome, Bothescome, Moxerige, Ernelai, Hedelinch, Winterborn et Ceirnell ; dans le comté de Sommerset, au territoire de Crushe, 10 hiddes de terre , Téglise de Crushe et les dîmes du même lieu ; dans le Wilte-sire, Téglise de Cosbam, avec la dtme et les terres qui en dépendaient; dans le Berchesire , 7 hiddes de terre (1).
Dans le comté de Norfolk , le manoir de Welles ou Wellhall , dans Gayton, donné par Guillaume d'Esquai, avec Téglise de St. 'Nicolas de Gayton, ainsi que la dtme et les terres dépendantes de cette église.
Dans le comté d'Essex, le petit manoir de Pansfield, avec un bois et des terres données par Galeran, fils de Rannulfe, les dîmes de Liedesham, de Glingesham, de Fobbores, d*Amaley, de Bans; une manse audessous de Londres , dans le Woodstreet.
 Londres, la terre qui avait appartenu à Leureth , auprès de l'église St. -Pierre, quitte de gell et de scot et de toute autre coutume. Cette terre avait été donnée aussi à Tabbaye par Galeran , fils de Rannulfe.
L*abbaye possédait aussi, à Banreth, une terre dépendante du fief de Marmion.
Henri P'. donna le manoir de Brideton, dans le comté de Dorset.
(1) Cf. MonoMikon angliemum, l. II, p. 957. Londres, 1661.
TOPOGRAPUIB lit REVENU TEMPOREL. 557
Tous ces manoirs étaient déclarés quittes de droits, avec le soc, le MC^ le ihol, le thetn^ le wangen-iheof q{ le danegelt (1).
L'abbaye devait avoir tout craspeis (gros poisson) qui échouait sur ses domaines.
Guillaume d'Àvranchcs donna à Téglise de Ste.- Marie de Morlon la deuxième gerbe et les dîmes de son domaine , sur son moulin , sur le fromage, les veaux, les poulins, les agneaux , les pommes et les noix.
Jean Le Chapelain avait aussi donné un ménage, auprès du cimetière de la même église , avec le pré qui s*étendait à Tentonr.
Gervais de Houtteville avait élevé des prétentions sur la terre deMoxerige,k laquelle appartenait le prieuré de Frampton; il y renonça plus tard, et, pour prix de son désistement, frère Roger de Moyon, qui était alors prieur de Frampton , lui donna 3 marcs d'argent.
Ces diverses donations furent confirmées par Henri 1". , Richard, archevêque de Cantorbéry, Richard Cœur-de-Lion et Henri IL
En 1327, Edouard 111, en montant sur le trône d'Angleterre, rendit aux abbayes de France toutes leurs dépendances d'Angleterre qui leur avaient été enlevées par son père, Edouard II, lorsque s'alluma la guerre entre lui et le roi de France.
Le même prince, en 1337, fit saisir les prieurés anglais, au moment de la guerre, et en fit la restitution, en 1361, lorsqu'eut été signé le traité de paix.
Vers 1380, les religieux de l'abbaye adressèrent au roi d'Angleterre Richard II une requête , pour obtenir de ce prince qu'il choisit parmi eux un prieur de Frampton , pour remplacer frère Raoul Desmier qui venait de mourir.
Henri iy,en 1&09, confirma les lettres-patentes d'Edouard III; mais, en l'année l/i2&, la deuxième du règne de Henri VI, les communes d'Angleterre adressèrent, comme nous l'avons vu (2) , à ce prince une supplique, à l'effet de faire supprimer tous les monastères et tous les prieurés étrangers et, par un décret de la même année, le roi les remit en sa possession et en fit la distribution aux diverses églises de son royaume.
(1) Voir Pexplication de ces mots p. &09 et ÂIO. Cf. Stepb. Skinner, Etymologicon lingua anglicuna , p. S et 8. Londres, 4671.
(2) Histoire de rabbaye, p. 133.