LOGIS ABBATIAL
En face de la grande porte d'entrée et un peu en avant des grandes salles, se trouvaient les bâtiments occupés par les abbés de St. -Etienne. Ils étaient aussi vastes et aussi riches que le demandait l'importance de la dignité dont ils étaient revêtus. Un colombier que l'on voyait encore , il y a quelques années , à quelques toises de la grande muraille occiden*
(1) Nous y ajoutons celles de Tabbé A. de Dillon , qui sont : d*argent, au lion passant de gueules, ac* compagne de trois croissants de niCme, 2 et 1.
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laie , ua moulin , établi sur le côté opposé, servaient à Tusage du manoir abbatial. Ubôtel qui avait été construit au XI*, siècle n'existait plus , à Tépoque où Tabbé Charles de Martigny en éleva un nouveau, vers 150/i, destiné à disparaître à son tour. Il consistait en plusieurs beaux corps de bâtiments, qui donnaient sur les jardins et sur la prairie. De Bras vante surtout une vaste galerie où avaient été prodiguées les dorures et les ciselures les plus riches. On pouvait encore , il y a viugt ans , admirer une des ailes de ce palais, connu sous le nom de Logis neuf de TÉvèque de Castres.
Les consiructions Taites pour agrandir et compléter le collège, ont fait disparaître ce dernier vestige de Tarchitecture du XVI*. siècle. « 11 occupait, dit M. Raymond Bordeaux, qui Ta décrit au moment où il allait tomber sous le marteau destructeur (1), au Toud de la grande cour du collège, un espace qui Taisait, en Tace du pavillon d'entrée, retour d'équerre avec la salle des gardes. Il s'appuyait, vers l'ouest, sur le moulin de l'abbaye, tendant à l'École normale. Il avait deux façades différentes : celle du nord , la moins remarquable , était percée primitivement , au premier, de six fenêtres, divisées par une croix de pierre, avec gorges et tablettes d'appui , ornées de feuillage. Une cimaise ou corniche régnait au-dessus, avec retombées jusqu'au croisillon, de chaque côté des fenêtres. Des écussons et des flgures grimaçantes faisaient cariatides à l'extrémité de ces retombées. Le rez-de-chaussée était fort simple.
€ L'autre façade offrait d'abord des entrées pour des souterrains, voûtés en arc decloitre, faisant rez-de-chaussée au midi, soutenus par quatre pilastres ou contreforts.
« Au premier étage , qui , au nord , était le rez-de-chaussée , il y avait cinq petites croisées , sans croisillons , avec gorges , tores , dans le style de l'époque. Au-dessus , quatre grandes croisées , répétition de celles de l'autre, formaient le second étage.
t Ce second étage se terminait , du côté de l'ouest , par une fenêtre ogivale , fermée depuis long-temps , et qui , sans doute , avait été celle d'un oratoire. »
(!) Notice iur le logis abbatial de CÉvéque de Castre», par M. Raymond Bordeaux, dans le Bulletin monumental publié par M. de CaumonU
^% ABBATË DE SAINT-éTIENNE DE CAEN.
Le moulin de Tabbaye, dénaturé à Tépoque où Tut détruit le logis de rÉvêque de Castres, était une construction d*un gothique orné; il avait un porche à arcades et sa toiture était bordée de balustrades à jour.