‹ L'abbaye de Saint-Étienne de Caen, 1066-1790Chapitre 67 sur 107 · EMPLOI DU TEMPS · texte numérisé non relu

EMPLOI DU TEMPS

Office de nuit. — En vertu des prescriptions du fondateur de l'Ordre, les moines ne donnaient au sommeil que le temps strictement nécessaire au maintien de la santé du corps. Le roi Prophète se levait, au milieu de la nuit, pour offrir à Dieu ses supplications et lui témoigner son repentir. A l'heure de minuit aussi, la cloche se faisait entendre : tous les moines

(i) Histoire de Tabbaye. V, époque, p. SO et suW.

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se réveillant à la fois, donnaient à Dieu leurs premières pensées. Dans d'autres ordres, la Règle était, sur ce point, plus sévère : sur les douze heures de la nuit, on en donnait qualre au sommeil ^ quatre à la prière et quatre au chant.

Saint Arsène pensait qu'une heure de sommeil suffisait aux moines. Les disciples d'Âmmonius, au rapport de Pallade, avaient été jusqu'à supprimer entièrement le repos de la nuit. Assis ou debout, ils l'employaient tout entière en oraisons.

Cekii des religieux qui était chargé de donner le signal du réveil, devait connaître l'heure, soit d'après la position des astres, soit par le temps qu'il employait à lire certains psaumes, soit d'après la diminution subie par la chandelle allumée qu'il devait entretenir, soit par les clepsydres. En plusieurs lieux , c'était le chant du coq qui devait annoncer l'arrivée du milieu de la nuit.

Les moyens employés pour réveiller les moines n'étaient pas toujours les mêmes : tantôt on les touchait légèrement du pied; tantôt on leur faisait entendre le chant du réveil ; ici l'on se servait d'une crécelle; là, on frappait un coup de marteau sur une table; en d'autres lieux , on sonnait la clochette appelée squilla.

Au monastère de Fleury , l'éveilleur frappait le sol du pied ; dans celui de Gorbeil, un coup de verge réveillait les enfants, virga excitantur.

Chaque lit était visité par un des doyens. Tous les moines devaient alors être debout, puis se signer le front, se laver, prier, se rendre immédiatement à l'église et visiter les diverses chapelles, en récitant les sept psaumes de la pénitence. Tous enfin, réunis dans le chœur, chantaient les prières connues sous le nom de Figiles nocturnes.

L'abbé , qui devait être présent à l'office de nuit , commençait par la prière : Deus, in adjutarium meum intende, et ad adjuvandum me festina. Dans la deuxième partie de l'hiver : Domine, labia mea aperies et os meum annuntiabit tandem tuam. On récitait ensuite les psaumes &\ et 9&*. avec l'antienne; l'hymne de saint Ambroise, avec les antiennes, et d'autres cantiques chantés en musique (i) ; on terminait par des lectures du

(1) Le chant des psaumes fut d*abord exécuté à Tuoisson et ensuite par des chants alternés. Le chant alterné Ait introduit par les moines Flavien et Théodore. Nous savons que les religieux normands du XI*. siècle ayatent cultivé la musique avec le plus grand succès.

Nouveau et de rAncien Testament, avec les Oraisons et les Collectes. Le choix et le nombre de ces prières diverses étaient laissés à la disposition des abbés.

Leçons. — Quant aux Leçons, elles se lisaient; et comme elles étaient fort longues, c'était surtout pendant le temps qui leur était consacré, que les religieux avaient à lutter contre le sommeil et contre cet engourdissement qui pèse sur le corps , à T heure qui précède immédiatement l'arrivée du jour. L'usage le plus constamment suivi pour combattre cette invasion du sommeil, consistait à confier à un des religieux une lanterne allumée. Celui-ci, passant à travers les rangs des Trères, s'arrêtait devant celui d'eutr'eux qu'il trouvait endormi , et dirigeait sur ses yeux* la lumière de sa lanterne ; le religieux se réveillait ; et, prenant la lanterne à son tour, se promenait au milieu de ses Trères pour remettre de même la lanterne au premier qu'il trouvait endormi. On se bornait quelquefois à faire tenir debout celui qui avait cédé au sommeil ; quelquefois on le faisait sortir du chœur , où il revenait quelques instants après.

Lorsque l'office de nuit était terminé, si le temps de chanter Matines n'était point arrivé, les religieux attendaient, sans sortir du chœur, le signal qui devait leur être donné.

Saint Benoit avait partagé chaque journée en sept parties, ou heures canoniques, qui devaient être signalées par des chants 6u des prières déterminés , à l'exemple du prophète , qui louait Dieu sept fois par jour (septies in die laudem dixi tibi^ Domine). De là , les offices de Matines, de Prime, de Tierce^ de Sexte, de None , de f^êpres et de Cornplies (1).

(1) Le nombre sept , consacré par TÊglise» se retroaTe dans les $ept psaumes, les sept flambeaux, les upt églises, les iept sceaux, les iept anges, les sept pains, les sept grâces du Saint-Esprit, etc., etc. Les ▼ers soifants indiquent les souTcnirs auxquels la pensée des écri? ains mystiques rattachait chacune de ces sept heures canoniques :

Hce MiDt teptenîs propter qua pullimiu horis : MmtuthiM Ugat Chrutam , qui crimina piaillât ; iVt'ma replet aputif ; cauaam dat Ttrtim mortia ; 5«xla cruel nectit : latua ejus Nona biperlil; VeiptT* drponit ; tumulo C«mpUtm reponit (2).

(■] Pé M.rlii-.t* , Ct*rtiiurritirim in re/uLtm -^tirti Fmtn'% B^netiicti , p% 2oS. P. ri», 1690*

/i.28 4BBATE DE SAlNT-âTIENNB DE CAEN.

Matines ou Laudes. — Cet office se composait des mêmes éléments , à peu près, que ceux qui constituaient les Vigiles nocturnes.

Il variait, suivant les époques de Tannée.

LorsquMI était terminé , les moines et les enfants pouvaient retourner dans leurs lits.

Pbihe. * — L'office de Prime les forçait bientôt de se lever.

Aussitôt que la cloche l'avait annoncé, c'est-à-dire dès que le jour commençait à paraître, les frères et les jeunes novices anivaient avec des lumières , et avec leurs vêtements de nuit. L'office de Prime , qui n'est point mentionné dans la règle de saint Grégoire, et dont saint Isidore ne parle pas , est établi dans celle de saint Benoit ; on en attribue l'institution àCassien. Son établissement avait eu pour but d'empêcher les moines de se livrer trop long-temps au sommeil, après l'office des Matines.

L'office de Prime avait été réglé par Lanfranc ; et les psaumes , les litanies , les prières , qu'il indique , étaient les mêmes que ceux que nous trouvons adoptés dans les autres monastères.

Tierce. — Jusqu'à ce moment , ainsi que l'avait établi lanfranc , les moines n'ont pas quitté leurs vêtements de nuit. La cloche leur annonce alors qu'ils peuvent monter au dortoir poor prendre leurs vêtements de jour et leurs couteaux. Ils se rendent ensuite an lavoir, se lavent, se peignent, et reburnent dans l'église; entrés dans le chœur, ils s'y prosternent et y attendent les enfants.

A l'arrivée de ces derniers, la grosse cloche se fait entendre, tous viennent recevoir l'eau bénite dans le chœur , puis ils récitent les trois Oraisons; et à un nouveau signal, on chante l'offico de Tierce.

Chapitre. — Après que l'office de Tierce était terminé , les moines se rendaient deux à deux , en silence, les plus âgés en tête , les plus jeunes et les enfants à leur suite , dans la salle du Chapitre (i).

Elle était conliguë au clotlre du côté de l'Orient. Entrés au Chapitre, les moines se saluaient les uns les autres , après s'être tournés vers la croix, placée à l'Orient, et devant laquelle ils s'inclinaient avec humilité. Quand ils avaient pris place sur les bancs du Chapitre , le lecteur, assis

(1) Quelquefois , c*était apr^ Toffice de Prime que les religieux se réunissaient au Chapitre.

BITES ET LITURGIE. &29

au milieu d*cux , fiprès avoir demandé la bénédiction de Tabbé , lisait le Nécrologe et le Martyrologe.

11 Taisait connaître les noms des saints dont on devait célébrer la fête le lendemain. Puis venait la lecture d'un chapitre de la R^le, commenté par le prieur.

On annonçait la mort ou la maladie des moines étrangers à Tabbaye, ou celle des bienfaiteurs du monastère. C*est alors qne Ton mettait sous les yeux des moines ces rouleaux des morts, que les diverses églises associées s'envoyaient, et sur lesquels chacune d^elIcs était invitée à écrire quelques lignes en Thonneiir des défunts (1).

On rappelait les noms des divers monastères avec lesquels on était uni par aflSliation ; ceux des nouveaux frères auxquels Tabbaye venait d'accorder la faveur, long-temps recherchée, avec empressement, de participer aux bonnes œuvres de la communauté, ou d'être inscrits au Nécrologe.

On relisait quelquefois les chartes de fondation, pour rappeler le souvenir des bienfaiteurs de la communauté.

L'humble aveu des fautes commises , d'abord sorti spontanément de la conscience des premiers chrétiens, avait été imposé aux religieux.

Celui qui se trouvait dans ce cas , s'avançait au milieu des frères et se mettait k genoux.

— Que voulez-vous, lui demandait le prieur?

— Faire l'aveu de mes foutes, répondait-il. Sur un signe du prieur, il se découvrait la tête, s'inclinait humblement, et racontait avec simplicité l'action qu'il avait à se reprocher, acceptant, sans murmurer, la pénitence qui lui était imposée. Les novices parlaient les premiers , puis les frères convers , enfin les moines profès , à commencer par les plus jeunes.

Dans le Chapitre aussi, celui qui avait connaissance de quelque faute commise par un autre était tenu de la dénoncer, pourvu qu'il n'eût pas

(I) On donnait le nom de diptyques ù des tablettes dMvoire, se refermant Tune sur Tautre, sur lesquelles étaient inscrits le» non» des év^es , des abbés et quelquefois des simples religieux, dont les églises voulaient conserver le soavenir. Phis tard, ces tablettes, devenue» insoflisantes, forent remplacées par dos livres. Le dyptique des évèques devint le Martyrologe, et celui des autres morts le Nécrologe ou Obituaire, Le» noms qui y étaient portés se récitaient au canon de la messe ; de lu, Poxpression canoniser ^ qui signifie proprement mettre sur le catalogue de cenx qu^oa invoque au Canon de la messe.

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reçu l'aveu du coupable lui-même. Le frère un tel, devait-il dire, a commis telle ou telle Taule, je le prie de s'en corriger, par amour pour le Seigneur ; Taccusé se mettait immédiatement à genoux et prononçait son mea culpa.

Tous les religieux qui portaient le nom appelé devaient se prosterner aussitôt qu'ils Tentendaient prononcer , et demeurer agenouillés jusqu'à ce qu'on eût désigné, par son prénom ou par son titre, celui qui était spécialement accusé.

La Règle portait expressément qu'il était défendu, sous des peines sévères , de rien dire de ce qui s'était passé au Chapitre. C'était une confession et le secret de la confession devait être strictement gardé.

Dans le Chapitre aussi, l'on déterminait le genre de travail auquel chacun devait se livrer dans le courant de la journée; quatre heures devaient être consacrées au travail des mains , tenu en honneur parmi les religieux des premiers siècles.

Sbxte bt Nonb. — Après quelques instants, employés à la lecture ou à la promenade dans le cloitre ou dans les jardins , les religieux , retournant à l'église, y célébraient successivement l'office de Sexte et celui de None.

Lb rbpas.— Le temps de prendre de la nourriture est arrivé. Toutes les portes du monastère se ferment. L'heure du premier repas est, en été, après l'office de Sexte, et, en hiver, après celui de None. La cloche sonne : tous les religieux se rendent en silence au réfectoire , après être allés dans l'église adresser leurs prières à Dieu. Le prieur et les semainiers de la cuisine ont précédé les frères, pour tout préparer. Tous les religieux doivent être présents. Une cloche, suspendue au-dessus de la table de l'abbé, appelle les retardataires. Tous sont debout pendant l'Oraison dominicale qu'ils récitent , la tête inclinée. L'abbé ou le prieur donne la bénédiction. Dix religieux sont assis à chaque table , présidée par un doyen. Au-dessus de la table du milieu, à laquelle est assis l'abbé, une corbeille remplie de pain est suspendue à la voûte du réfectoire, d'où elle descend à l'aide d'une poulie , a6n d'indiquer que la nourriture descend du ciel et doit être considérée comme uniquement due à la bonté de Dieu. L'abbé bénit tous les morceaux quMI distribue successivement aux personnes qui doivent s'asseoir à sa table, en leur présentant sa main à baiser. Puis, les

RITES ET LITURGIE. /iâi

doyens vieDoent recevoir de lui les vivres qui sont destinés à leurs tables. Quand ils les ont apportés aux frères, ils leur présentent aussi leurs mains à baiser. La part de celui qui doit faire la lecture pendant la semaine est confiée au cellérier.

Les semainiers apportent successivement les autres mets , d'abord sur la table de Tabbé, qui les marque du signe de la croix , avant qu'on les distribue à chaque table (1).

Les moines se servaient les uns les autres ; ils ne pouvaient prendre par eux-mêmes que Teau et le sel. Le plus grand silence était observé pendant toute la durée du repas. Afin que les moines pussent écouter plus attentivement la lecture qui leur était faite , ils rabattaient leurs coulles sur leurs yeux , et ne pouvaient apercevoir que la partie de la table qui était devant eux; rien ne pouvait alors leur donner des distractions et nul n'avait à faire des remarques sur la manière dont son voisin pouvait prendre son repas.

Il fut défendu long- temps de se servir d'argenterie; les assiettes, les plats , les coupes étaient en bois.

Aucun des moines ne pouvait sortir du réfectoire avant le reste de la congrégation. Celui que quelque nécessité forçait de quitter la table avant les autres, levait la main , pour en demander la permission , s'inclinait profondément et sortait à pas lents du réfectoire, en récitant le psaume JUiserere , jusqu'k la porte. On ne devait rendre grâces que lorsque l'on avait recueilli toutes les miettes de pain qui pouvaient être sur les tables ; les restes étaient distribués aux pauvres.

Les Vêpres. — Les Vêpres et les Matines ont toujours été considérées comme les offices les plus importants de la journée. Elles rappellent le sacrifice non sanglant du corps et du sang de Notre-Seigneur , qui s'offrit lui-même à ses Disciples dans la Cène (2).

Saint Benoit avait voulu que cet office eût lieu à une beure qui per-

(i) Les moines de Cluny avaient coutume de hiîre distribuer, par la main du prêtre, des liosties non consacrées à tons ceux des moin«s qui n'avaient pas communié à la messe. Quand les serviteurs arrivaient devant ceux qui avaient communié, ils s'arrêtaient avec respect devant eux, en les saluant de la main.

(S) Divers noms furent donnés à cet office du soir. Saint Basile l'avait appelé £iu;Aarisfia;— saint Ambroiae, l'Heure de C encens ; — d'autres, lueemarium , parce qu'il se célébrait aux flambeaux.

ft82 ABfiAYfi DB SAIKT-ÉTIENNB DE CAEN.

mettrait aux religieux de prendre leur repas du soir avant l'arrivée de la nuit. La coutume de le célébrer à la neuvième heure , c'est-à-dire à trois heures après midi» prévalut dans la suite et fut toujours conservée (1).

Les Vêpres terminées, les novices montaient au dortoir, laissaient leurs vêtements de jour, prenaient ceux de nuit et descendaient dans le cloftre, pour s*y livrer à la lecture , en attendant Theure où ils seraient appelés au réfectoire pour y prendre leur repas du soir.

Conférence. — La conférence venait après le repas; c'était une lec* ture faite en commun et ayant pour objet quelque passage des Livres Saints, donnant lieu à des commentaires ou à des entretiens qui se prolongeaient jusqu'à l'heure oii les religieux devaient se rendre à l'église, pour célébrer l'office par lequel se terminait leur journée.

CoiiPLiES. — Les premiers moines ne célébraient pas cet office , qui se confondait avec celui des Vêpres. Saint Benoit établit ce CompUiariutn qu'il ordonna de terminer par la lecture de trois psaumes. Nul ne pouvait se dispenser d'assister à cet office, à l'issue duquel l'abbé donnait sa bénédiction ; les portes du monastère étaient fermées , afin que le portier lui-même pût y participer.

Dortoir. — La journée est enfin terminée. Les moines en silence montent dans le dortoir; chacun se rend à sa cellule , les plus jeunes en tête.

Avant de se livrer au sommeil, chacun faisait l'examen de l'emploi de sa journée. Deux heures étaient employées à la méditation et à la prière , que le sommeil seul devait interrompre. C'était en récitant le dernier verset : « Pone custodiam, Domine, ori meo », que chacun devait s'endormir.

Les premiers moines dormaient sur la terre ^ couchés sur des nattes de jonc ou sur des cilices ; saint Benoit accorda à ses disciples des lits consistant en une paillasse, un matelas et une couverture de laine. Les religieux devaient dormir tout habillés , afin d'être prêts à se lever au moindre signal. Chacun avait deux tuniques et deux frocs : pendant la nuit, ils étaient ceints d'une corde ou d'une courroie, vestiti et cincti ;

(i) A Citeaux, apr^s les Vêpres régulières, on chantait Toffice des Morts.

saint Benoit leur avait recommandé expressément de ne pas porter sur eux leurs couteaux , de peur qu'ils ne se blessassent. La Règle ordonnait que les plus jeunes moines fussent placés auprès des plus vieux , et que le dortoir fût constamment éclairé pendant toute la nuit.

Pendant long-temps les abbés couchèrent dans le dortoir, au milieu des moines.

I/usage de les réunir tous dans un même lieu, prescrit par la Règle, avait prévalu dans Tabbaye de St. -Etienne ; mais chaque moine y avait sa cellule particulière , dans laquelle il pouvait se livrer à la prière , sans être troublé par les visiteurs. Des prescriptions sévères avaient pour but de maintenir le silence le plus absolu dans ce lieu consacré au repos. Celui qui, en faisant le moindre bruit, aurait interrompu le sommeil de son voisin , était envoyé au pied de la croix , pour y faire une station.

Il était juste qu'après avoir consacré à Dieu tous les instants de sa journée , le pieux cénobite trouvât du moins , dans le calme d'un sommeil réparateur, des forces nouvelles pour sa tâche du lendemain.

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