‹ L'abbaye de Saint-Étienne de Caen, 1066-1790Chapitre 68 sur 107 · EMPLOI DE LA SEMAINE · texte numérisé non relu

EMPLOI DE LA SEMAINE

Le dimanche , plus particulièrement consacré à Dieu , devait être annoncé par des Vigiles et des Matines plus complètes que celles des jours ordinaires; on y chantait plus d'hymnes et de psaumes, afin qu'il n'y eût pas d'intervalle entre le moment du lever, c'est-à-dire l'heure de minuit , et les Matines, célébrées au moment où paraissaient les premiers rayons du jour. La lecture de l'Évangile terminait l'office de nuit; et la cloche qui devait annoncer Laudes, ne cessait de sonner, pendant qu'on récitait le psaume Misereaiur Deus nasiri et le Gloria Pain; le célébrant allait alors s'habiller dans la sacristie, et revenait revêtu de l'aube et du manipule. Après les premiers chants de Laudes , il retournait encore à la sacristie , d'où il revenait dans le chœur avec sa chape, pour encenser l'autel.

Les Matines terminées et la bénédiction donnée à tous les serviteurs de la maison, la procession se faisait de manière à ce que toutes les chapelles de l'église fussent visitées par tous les religieux du monastère, marchant deux à deux et précédés de deux enfants de chœur portant des cierges allumés; l'office se terminait par les antiennes commémoratives de tous les saints et par des prières pour les morts. 55

h&k ABBATE DE SAINT-ÉTlENNE DE GAEN.

Rien de particalier ne s^observait à Toffice de Prime, si ce n'est que les religieux venaient prendre l'eau bénite dans le cliœur, et non à la porte de Téglise , comme aux jours ordinaires.

Le travail étant suspendu le dimanche, les heures qui lui étaient consacrées dans les autres jours , devaient être employées en lectures ou en prières.

C'était après TofBce de Prime qu'avait lieu la bénédiction de Teau. L'usage de l'eau bénite , que l'on fait remonter jusqu'aux Apôtres , avait été prescrit par le pape Alexandre I*', dans le but de chasser les démons, de dissiper les maladies, de repousser toute attaque ennemie, tout danger pernicieuse. Dans la primitive Église , c'était dans le temps pascal et aux fêtes de la Pentecôte que se bénissait l'eau destinée au baptême des catbécumènes. Tous se réunissaient autour des fonts baptismaux avec des flambeaux , et au milieu de la fumée de l'encens , le prêtre plongeait la croix dans l'eau bénite et en aspergeait l'église et les assistants.

Les monastères adoptèrent cet usage, et ce fut le dimanche, entre Prime et Tierce, qu'en présence de tout le couvent, le prêtre oflSciant présida à la bénédiction du sel et de l'eau. Ils étaient bénits séparément et puis mêlés ensemble (1). Lorsque l'eau bénite avait été jetée sur l'autel , le prêtre officiant aspei^eait d'abord l'abbé , puis lui-même, puis les diacres, et enfin chacun des religieux, qui descendaient successivement du chœur pour arriver jusqu'à lui. Le clottre tout entier était alors bénit processionnellemenL

La messe était naturellement célébrée , le dimanche , avec plus de pompe et de solennité. Après l'Épttre, il était d'usage dans le monastère que le diacre, s'inclinant devant le célébrant, lui demandât sa bénédiction, avant de lire l'Évangile. Au moment où il en commençait la lecture, les acolytes déposai?nt lenrs flambeaux sur le pavé. Après l'Évangile, l'un des acolytes allait montrer l'encens au diacre, le sous-diacre le présentait ensuite au célébrant et puis successivement à tous les religieux rangés autour du chœur; les acolytes allaient alors éteindre les cierges (2).

(1) L'eau et le sel, dit Rhaban, ont ensemble une analogie flrappante : Peau colère les Immondioes. le sel détruit la pourriture t la première donne la pureté, le second la sincérité.

(2) Dans quelques couvents de Bénédictins, après la consécration du pain et du rin, l'offidant avait coutume de tenir Tencensoir sur l*bostie , afin d*j faire tomber un peu de cendre, qu^ll mangeait avec le pain consacrée

RITES ET LITURGIE. &â5

A la CommiiDioD , les premiers chrétiens avaient coutume de se donner mutoellement le baiser de paix , et saint Benoît avait voulu qu'en ce moment solennel tous les moines vinssent, dans Tordre hiérarchique, se donner réciproquement ce témoignage de fraternité.

Les statuts de Lanfranc avaient établi , quMndépendamment de la grand' messe, dite 111^^5^ conventuelle , une autre messe, dite matutinale , Tût chantée à la suite de Prime , en été et de Tierce ^ en hiver, en Thonneur des bienfaiteurs du monastère ou de quelque grand personnage.

Dans la plupart des monastères de France, Ton chantait aussi solennellement une troisième et quelquefois une quatrième messe. Il y avait aussi des messes privées et des messes votives, dites aux différentes chapelles de Téglise. Elles devaient naturellement être subordonnées, quant à rheure et à Timportance , aux oiBces généraux.

Il est inutile que nous insistions ici sur le profond recueillement avec lequel se célébraient toutes les cérémonies religieuses : on connaît les prescriptions imaginées par la piété , pour prévenir toute infraction aux règles, toute négligence volontaire ou involontaire. Pour remédier, par exemple, à tout accident qui eût pu survenir après la consécration du vin et de la sainte hostie , il était prescrit par le règlement monastique de choisir le vin le plus pur ; il devait être irréprochable quant à sa couleur, à sa saveur, à sa pureté, à sa droiture.

Le pain de TEucharistie se préparait à deux époques, avant Noël et après Pâques; le soin de le confectionner était confié autrefois aux plus nobles femmes, qui se disputaient l'honneur de l'apprêter. Le blé était trié grain à grain ; la meule qui devait le broyer était lavée soigneusement; le frère qui présidait à cette opération, était vêtu de son aube, de manière à ne laisser paraître que ses yeux. Il devait être à jeun et opérer dans un profond silence (1).

Les religieux chargés d'apprêter les hosties allaient , après l'office de nuit, prendre leurs souliers, se laver la figure et les mains, se peigner ; puis, s'agenouillant devant l'autel de St. -Benoit, vêtus de l'aube et de l'étolc , récitaient Laudes , Prime, les Sept Psaumes et les Litanies. On ne

(1) Chei lei moines de Quny, il veillait à ce que le souffle de son haleine ne pût parvenir jusqu'à rbostie.

/^36 ABBATB DE SAIMT-^TIENNE DE CABN*

se servait pas de levaio. L'uo d*eux délayait la farine dans de Teau rroide(i)et la pétrissait sur une table parfaitement nette et entourée d'une longue nappe. Lorsque les hosties étaient faites, un frère convers , ayant les mains gantées , présentait le moule, qui devait contenir deux hosties que Ton faisait cuire à la fois ; on les faisait tomber ensuite avec un couteau sur une assiette placée sur la table et couverte d'une serviette.

Ceux qui avaient préparé les hosties , dtnaient ce jour-là ensemble , et leur table était servie comme celle de Tabbé.

Les prières du lundi étaient , en général , consacrées à tous les personnages dont Tabbaye avait reçu des bienfaits. — Le jeudi, on se relftchait , comme on l'avait fait le dimanche, de la sévérité du jeûne, en commémoration de Tascension de Notre-Seigneur , comme le dimanche, en commémoration de sa résurrection.

Le vendredi était , au contraire , un jour de jeûne et de mortification , c'était celui où l'on décernait les punitions encourues par ceux des religieux qui s'étaient rendus coupables de quelques fautes.

Saint Benoit avait prescrit l'usage des peines corporelles pour les coupables qui se montreraient incorrigibles. La Règle de saint Pacôme allait jusqu'à imposer trente-neuf coups de verges aux moines récalcitrants et persévérant dans leur malice. La punition avait lieu devant la porte du couvent. Lanfranc avait décidé que l'on se servirait d'une grosse verge, lorsqu'on frapperait le délinquant par-dessus ses vêtements, et d'une plus mince , lorsqu'il serait fustigé nu. Les flagellations et les punitions corporelles usitées, dans les temps où la plupart des religieux, dans la ferveur de leur piété , s'infligeaient à eux-mêmes volontairement la discipline, furent remplacées, plus tard, par des punitions morales; mais le premier genre de corrections était rigoureusement employé à l'égard des

novices et des enfants.

Le samedi était plus particulièrement consacré au culte de la Vierge. Cet usage avait été principalement introduit par les disciples de saint Benoît, auxquels le clergé séculier l'emprunta , comme l'atteste Baronius (2).

(4) Plu8 reau dont on se senrail était froide, et plus l'hOBlie éUit blanche. (2) Ad annom 1056.

B1TB5 ET LITCRGIB. &37

Le samedi était aussi consacré à l'élection des divers officiers , chargés du service de la semaine, tels que le chantre, le lecteur, le souschantre, etc. ; leurs noms étaient proclamés dans la salle du Chapitre et inscrit sur le tableau qui y était suspendu (1).

Cétait le chantre qui , d'après les statuts de Lanfranc , désignait ces différents officiers ; et tons les moines , sans distinction , devaient être appelés successivement à ces emplois.

C'était enfin le samedi que saint Benoît avait décidé que les lieux réguliers seraient lavés et mis en ordre. Tous les moines devaient aussi se laver les pieds. Il montaient au dortoir après les Vêpres, et les officiers de semaine , qui y avaient apporté de l'eau chaude , après avoir lavé les pieds du prieur, lavaient successivement ceux des autres religieux.

Tous les samedis, l'on visitait aussi les lits du monastère et on s'assurait qu'ils étaient en bon état.

Lel*'. de chaque mois, l'on chantait la messe du St.-Esprit. L'Économe rendait compte de son administration. C'était aussi le 1". du mois qu'avait lieu la saignée générale , ce qui se renouvelait quatre fois par an , d'après les prescriptions de Lanfranc : dans l'hiver , après l'Évangile de la grand'messe; dans l'été et l'automne, après Noue; dans le carême, après Vêpres ; et c'était après que le verset Deus in adjutorium avait été chanté, que l'on procédait à cette opération, au milieu du plus profond silence.

lia Règle de saint Benoît n'avait pas seulement pour objet cette discipline extérieure qui, déterminant d'avance l'emploi de chaque heure de la journée, asservissait toutes les volontés, et les forçait d'accomplir rigoureusement certains actes, auxquels nul ne pouvait se soustraire. Elle songeait aussi à l'homme intérieur. Elle voulait que , ramené sans cesse vers l'étude de lui-même, l'habitant du monastère cherchât à s'élever de plus en plus vers cette perfection suprême, dont Jésus-Christ lui présentait l'inimitable modèle. Obéir et se taire, vivre de silence et de paix (2),

(I) Voici la teneur d*uD de cet tableaux : pendant la prochaine semaine* frère Lami chantera la messe ; frère OénW lira Tépltre; frère Vineent chantera rèrangile, le répons et le terset ; frère Thomas récitera la leçon ; frère jfndré s'occupera du luminaire; frère Remy et frère Maeaire feront le serrice de la cuisine ; frère Antoine fera la lecture pendant les repas ; frère 3Êaur fera la lecture de la conférence ou du chapitre ; frère Jacqueê et frère BasUe feront le senrioe de Péglise.

(S) Quelques monastères avaient obserfé la loi du silence arec un respect tellement rellgieui, qn*on

4â8 ABBATB DE SAINT-^TIBNNE DE GABN.

avouer humblement ses Taules, embrasser avec amour la pauvreté, aimer ses frères, prier et méditer sans cesse, mourir au monde, et se pénétrer de plus en plus du néant de tous les biens quMl semble promettre : tel était Tidéal que le saint Fondateur de Tordre proposait à tous ceux qui se consacreraient à la vie monastique.

Après avoir pourvu à Tadministration de la communauté, en déterminant, d'une manière précise, les attributions de Tabbé et des autres fonctionnaires, il s'occupait avec un zèle touchant des soins que réclamaient les jeunes enfants qui devaient, pendant leur noviciat, être préparés de longue main à la pratique des vertus , dont les anciens leur donneraient Texemple.

Les maîtres auxquels ils étaient confiés devaient être choisis avec discernement, et toutes les précautions étaient prises par eux , pour que ces jeunes âmes fussent conservées dans cet état d'innocence et de pureté, qui n'était que le prélude des vertus austères qu'exigeait la vie claustrale.

De sages prescriptions avaient réglé la nourriture des religieux et déterminé la forme et la nature de leurs vêtements ; et comme toutes les communautés ne formaient qu'une grande famille de frères, voués aux mêmes règles, et dirigés vers le même but, tout était prévu pour que le voyageur reçût , dans chaque monastère , un accueil hospitalier , de manière cependant à ce que la présence des hôtes ne pût apporter aucun trouble aux exercices de la vie régulière.

L'admirable simplicité qui avait présidé à la conception des règles monastiques, fut profondément altérée par suite de l'accroissement prodigieux que la piété et la munificence des princes firent prendre aux abbayes, appelées à régir de vastes propriétés et à en percevoir les revenus. Tandis que les cérémonies extérieures , les formes de la liturgie continuèrent à reconnaître l'empire de la Règle, l'esprit d'humilité, de piété et de charité recevait de profondes atteintes. Le pieux et doux auteur de V Imitation de Jésus-Ohrist déplorait, au XY*. siècle, Tafiaiblissement des vertus monastiques, t L'habit et la tonsure , disait-il , servent peu ;

D*y parlait que par signes. D. Martène fait connaître qttelqaes-ans de ces signes adoptés à Cluny et dans d*autres commanautés. (De antiquU Monaehorum ritibut , lib. V, cap. XVIII. Lyon, 1690.)

niTES bT L1TDRG1B. ASQ

c'est le cbangeDient des mœurs et la mortiQcatioii entière des passions qui font le vrai religieux. >

Voici quelles étaient, à Tépoque sans doute où se composait cet ouvrage célèbre, les usages observés dansTabbaye deSt.-Étienne, pour la réception des novices :

La manière comment on doibt Instniyre ung novisse, en son an de probaUon.

Et premyèrement :

Le jour précédent qn'il doibt estre vestu , U se compare à la messe Notre-Dame , portant le chapperon; et ladite messe finye^ U Poste; et h digner^ U est assis à la table de Tabbé, à la place des Cordellyers, portant le dit chapperon^ tant à la bénédiction que tout le long du digner; et à quarte pareillement. Et cella faict^ on lui oste le dit chapperon ; et le mène on après digner en la chambre du prieur, boire avecques son dit mètre.

Item, le lendemain, jour de sa vesture, U est encoires à la messe Notre-Dame, en Testât dessus dit , et quant les religieux sont dans le Chappitre , U est envoyé quérir en Testât dessus dit« portant le dit chapperon, et en entrant dans le Chappitre il faict son aclin , et par après U marche jusquez sur la nate et de rechief faict son acUn à Tabbé qui tyent le chappitre et puys aux reUgieux du costé dextre et à ceulx du senestre , et ceUa faict ^ U se prostré , et dict : Dieu et miséricorde ; la vastre mercy^ et vostre société je veulw avoir.

Lequel dict repette troys foys ; et puys se lève et faict Taclin au dit sieur abbé ; lequel abbé luy presche , et desclare Testât de religion et luy remonstre comme il luy convyent fère; et quant U a assez dict, le dict novisse faict son acUn de rechief au dit abbé, et aux religieux come devant , et à la fin U faict son ante et rétro et s'en va hors du dit chappitre et au sortyr faict. son dit adln , et est meney par son mètre de novisserye en la chambre de notre mètre prieur , pour luy fère sa couronne et pour le vestir des habillemens de reUgieux; et en ce faisant, on doibt le desjeuner à son dit mètre de novisserye , et au barbier, au despens du dit novisse.

Le dit barbier prent et recueiUe la ceinture , cousteau et bourse du dit novisse , en laquelle on doibt trouver cinq soulz , que le dit barbier retyent , pour sa peine et pour son vin.

Item , le cousturier de céans luy doibt fère ses habillemens en général , c'est à sçavoir : chemises vi, six draps, le tout d'estamyne.

Item , troys robbes et deux jacquettes doubleez ou non doubleez , avec une chausse de blancet, et son chapperon, et son habit; et pour ces peines U a la somme de XXV sous.

Item, à digner le dict barbier et cousturier doibvent avoir choppine de vin, gaUetté et petit pasté comme les religieux et chacun ung plat de viande à la discrétion de celluy qui est mètre d'ostel.

kdO ABBAYE DE SAINT-ETIENNE DE GABN.

Item^ le samedy à digner aa couvent on doibt troys gallons de bon vin^ aux despen» du dit Dovisse.

Item , au soir ung gallon.

Item 9 le jour de la vesture au couvent à digner, on doibt pleines ctioppines et troys gallons de vin.

Item , le dit Jour au soir, au dit couvent , on doibt un galion de vin.

Item, le dit jour à digner il est de coustume bailler à la lavendyère de céans choppine de vin et pasté grant, et ung plat de viande, et gallette et cinq soute, pour son vin.

Item , au clerc d'esgllse on doibt pourtion pleine de toutes choses , come h ung religieux et cinq soute en monnoye.

Item, au clerc du couvent on doibt gallette, pasté, choppine, ung plat de viande et cinq soute.

Item, au portyer on doibt gallette, pasté, choppine, ung plat de viande, et cinq soute en monnaie.

Item , au cuyshiier on doibt gallon , pasté , choppine et ung plat de viande et cinq soute.

Item, au clerc des mallades gallette, pasté, choppine, un plat de viande, et cinq soute tournois.

Item , au clerc du prieur petit pasté d'ung lyart et cinq soute.

Item, au clerc du soupprieur, ung petit pasté d'ung lyard.

Item, au clerc du chantre, petit pasté d'ung lyard.

Item, au clerc du secrétain, petit pasté d'ung lyard.

Item, au pelletyer, pour la peine de fourrer ses habillements, come chapperon et jacquette de nuyct, on doibt cinq soute pour son vin et le payement de la fourrure qu'il a employée.

Item , après que le dit novisse a esté vestu et que son dit mètre a desjeusné en la dite chambre du prieur , il est ameney au cosur de Tesglise , quant on commence le Kyrie eleysan; et puys la messe dicte, il digne avecques le prestre sepmanyer, et a sa chopphie, son pasté et gallette et menge du poysson le dit jour. Et, après digner, il demeure au dortoir et au sohr aussy.

Item, il est de coustume qu'on donne aux varlectz du hamoys, ung plat de viande et petit pasté, d'ung lyart pièce.

Au premyer jour de janvier.

Le premyer jour de Janvyer le novisse doibt avote de M. l'Abbé pour ses estrennes v soûls tournois.

Au jour de la Cène.

n est de coustume ancyenne en ceste maison, que le soupprieur doibt mener ceUuy qui a chanté la Cène en esbat au grant jardin , et les troys aultres revestus avecques

RITES bt LITURGIE. &&1

luy , c'est à scavoir celloy qui a faict l'encens et les deux qui ont tenu ou porté les cbandellyers. Et après qu'ils ont prlns esbat , ils viennent en la chambre du dit soupprieur se chauffer et boyre, et leur doibt-on deux busche^ et ung fagot, et ung gallon de vin et un gallon de byère ou cydre , le tout à l'abbé.

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