‹ L'abbaye de Saint-Étienne de Caen, 1066-1790Chapitre 73 sur 107 · FÊTES MOBILES · texte numérisé non relu

FÊTES MOBILES

UAvENT. — Pendant le temps de TAvent, les religieux, après les Yêpres du dimanche, sortaient du chœur et allaient se ranger autour de la chaire pour y entendre le sermon.

Le Cabêue. — Le mercredi des Cendres , la cloche annonce , à dix heures et un quart , TofTice de None , pendant lequel il est procédé à la bénédiction des cendres, que donne, à chaque frère, le sacristain, vêtu

(1) L*hi5toire des principaux traités, dont la liturgie est l'objet, a été écrite par D. Guéranger, dans le !*'• Tolume de ses Imiitutions liturgique» , savant ouvrage, dont le but est de démontrer la nécessité de réUblir Tunité dans les cérémonies du culte catholique, par Tadoplion universelle du rituel romain.

(3) On pourrait consulter de plus, entr*autres écrits sur la matière : Toavrage de Jean d'Avranches , De diviniê o/pciii, 1061; — les Antiennes et répons de Durand, abbé deTroarn; — le poème d*Hildebert de LaTardin, Venu» de mynterii» et ordine mi»»œ , 1097 ; — le Rationate divinomm o/pciorum de Jean de Beleth et celui de Durand! ; — VOgîciarium de Thomas de Bayeux; — les hymne» et le p»autier delà Vierge , de saint Anselme de Canlorbéry.

(3) La Bibliothèque publique de Caen ne possède que deux ouvrages où sont traités quelques points relatif à la liturgie de SL-Êtioone de Caen : Intonatione» ad ueum prœcentori» et cantorum royalia ab^ baliœ Sancti Stephani Cadomen»i», Chalopin, 1771, in-8*. ; et un livre de D. Mathieu de La Dangie , intitulé L'Mile »alutaire, touchant la dignité de» relique» de» »aint», dédié à Mg'. Tévèque de Bayeux, François de Servien, auquel nous emprunterons quelques détails sur les reliques conservées dans Téglise de Tabbaye. Le Cérémonial des religieuses de Tabbaye de Ste.-Trinité peut être étudié plus complètement dans :i:\e Proce»tionnal dre»»é pour Cu»age de» Dame» religieu»e» du royal mona»tére de Ste,*Trinité de Caen , 1 vol. in-4*. ; i\ V Ordre de» cérémonie» du royal mûna»tére de Ste.'Trinité de Caen, imprimé par le commandement de »tgur Laurence de Budo9,abbe»»e du mona»tére, 1 vol. in-A*. ; »•• enfin le Cérémonial mona»tique, dre»»é par C ordre de M'"\ de Beltunce, abbe»»e de l* abbaye royale de Stc-Trinité de Caen , 1 vol. in -8*.

&5ii ABBA7E OB SAlNT*iTIBNNB DB GABN.

de Faube et de Télole violette. Le peuple vient ensuite les recevoir dans la cbapelfe des Saints-Anges. La veille du dimanche de la Passion, on couvre d'un voile Timage du Clirist; les images des saints demeurent découvertes. ^

Le DIMANCHE DBS Rameadx. — A 8 heures 1/2 , procession et station dans la chapelle de la Vierge : les frères et les choristes réunis, au chapitre, chantent le Gloria laus.

La passion est chantée par trois diacres, le dimanche et le samedi dans le chœur, et les autres jours dans le sanctuaire.

Le Jeudi-Saint, le Très-Saint Sacrement est porté dans la chapelle de la Vierge. La procession sort du chœur, descend jusqu'aux grandes portes de Téglise, puis remonte, en suivant Taile du côté de TÉvangile, jusqu'à la chapelle oii doit être déposé le Saint-Sacrement.

La cérémonie accomplie, les moines se placent sur deux rangs dans le sanctuaire, du côté de rÉpttre, s'inclinent devant le célébrant, et vont reprendre leurs places , pour entendre les Vêpres.

Lorsque les autels ont été dégarnis de tous leurs ornements, les religieux lavent les pieds aux pauvres, dans la chapelle Ballebout.

Le Vendredi-Saint, le chœur et l'église sont tendus de noir, tous les officiants sont vêtus de la même couleur, et la messe est célébrée après le sermon. Pour Tadoration du crucifix , les moines se prosternent d'abord au milieu du chœur, puis au bas de l'église, et enfin auprès de la croix placée sur les degrés du sanctuaire. Puis le peuple vient dans la chapelle des Saints^Anges , se prosterner devant un autre crucifix que lui présente le sacristain. La procession des religieux part de la porte du côté de l'Évangile, fait le tour de l'église, s'arrête à la porte de la tour, oii est la grosse cloche, du côté de l'Épitre , traverse la nef et regagne le chœur, où les religieux demeurent, jusqu'après la communion.

Le Samedi-Saint , bénédiction du feu nouveau , procession et stations à l'entrée, puis au milieu du chœur, puis au bas de l'église.

Temps Pascal. — Le dimanche de Pâques est célébré avec toute la magnificence et toute la solennité possibles.

C'est le mardi qui suit le deuxième dimanche de Pâques,, que doit se réunir le synode tenu par le prieur , et auquel , d'après les privilèges de

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Fabbaye , doivent assister tous les carés et les cbapelaios qui dépendeut de son exemption.

Le sacristain doit avoir soin de préparer les huiles saintes , qui doivent être distribuées aux paroisses. 11 ne brûlera les anciennes , que lorsquMl s'en sera procuré de nouvelles.

Des sièges sont préparés dans le chœur, autour du grand autel, pour le prieur, Tofficial, le promoteur et les chantres. A 10 heures 1/2, messe du Saint-Esprit, sans accompagnement d'orgues, et après la messe, sermon. Le célébrant et le prédicateur ont été désignés par le R. P. prieur dans le précédent synode.

Après la séance, dans laquelle, en présence de i*official, du promoteur et du notaire apostolique , ont été traitées les affaires qui donnent lieu à ces sortes de réunions, tous les curés dînent dans le monastère.

Les Rogations. — Le lundi , les religieux se rendent processionnellement à Téglise de St.-NicoIas, à 9 heures moins l/A. Au moment où la procession y fait son entrée, le chantre entonne VEcce sacerdos. Après Foffice de None, on chante la messe des Rogations, terminée par la Prière pour le roi. Aussitôt commencent les litanies jusqu'à Sancta Maria et les religieux sortent de Tégllse par la porte du fonds, pour entrer dans le cimetière. Les chantres interrompent les litanies , entonnent le psaume De profundis, les versets ordinaires, Toraison Fidelium, et, après le Verset Requiescant inpace, reprennent les litanies, en se dirigeant vers Téglise de St. -Etienne, oiise rend la procession, précédée des clergés de St. -Nicolas et de St.-Ouen de Vlllers , qui s'arrêtent à l'entrée en se formant sur deux rangs, au milieu desquels passe la procession.

Le mardi , la procession se rend à l'église de St.-Ouen , où s'accomplissent les mêmes cérémonies. Lorsqu'elle passe devant l'église des Capucins, l'acolyte entonne l'antienne Extende.

Le mercredi, les religieux vont processionnellement à l'église des Dames de la Visitation , dont la supérieure a été prévenue dès la veille, parce que la communauté n'est pas dépendante de l'abbaye.

Au retour des processions, le chantre, en rentrant dans l'église de l'abbaye , chante l'antienne Regina cœti.

L'AsGENSion. — Après l'Évangile , on éteint le cierge Pascal.

&56 ABBATB DB SiIIST-JÊTIB?iNB DB GAEN.

La Pbntbgôtb. — Procession, en grande cérémonie avec chapes, messe et Vêpres solennelles.

La Saint-Sacrbmbnt. — Avant la messe, procession solennelle avec chapes. Sortis par la porte inférieure du chœur, les religieux descendent jusqu'aux grandes portes d'entrée et remontant par Taile dn côté de rÉvanglle, font le tour du chœur, vont au Chapitre où ils adorent le Saint-Sacrement, font le tour du clottre, rentrent dans Téglise, traversent la nef et vont droit à Tautel où est exposé le Saint-Sacrement. Chant du Pange lingua, de VAve verum; tous les religieux, revêtus de leurs coules , reçoivent la bénédiction.

Dans toute les processions ci-dessus indiquées , le sacristain distribue des cierges à chacun des religieux , excepté aux prêtres oflBciants , aux personnages de distinction qui y assistent et à tous les serviteurs du monastère. Deux acolytes assistants portent des cierges allumés devant le dais.

FÊTES IMiMOfilLES.

Holà de Janvier. — 1*'. A la fête de la Circoncision , procession avant la messe.

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