VICOMTE DE BAYEUX
BAVEUX (URBS BAIOCENSIS, BAIOCM).
Odon Sallultra donna à St. -Etienne trois maisons qu'il tenait en fief de Guillaume-le-Conquérant , dans les villes de Bayeux et de Cacn. La maison de Bayeux, ainsi que les deux qui étaient dans le château de Caen étaient exemptes de toute coutume. Odon , évoque de Bayeux , confirma la donation de quatre autres maisons à Bayeux , in civitate Baioca , dont l'une appartenait à Eudes Le Chapelain , et les trois autres à Thibaut Le Chambellan , jadis clerc.
Guillaume de Trévières, père de Gislebert, donna, dans la même ville, une masure située auprès du pont Ilbert. La donation fut confirmée, en 1190, par Richard Cœnr-de-Lion , qui confirma pareillement celle que fit maître Raoul, fils de Frédéric, d'une demi-masure et d'une acre de terre, auprès de la Poterie.
Les chapelains de St. -Martin de Bayeux étaient tenus de payer à l'abbaye une rente foncière de k livres , à cause du manoir qui fut au duc Guillaume. Il se composait de plusieurs maisons , cours et jardins. Il était assis en la paroisse de Notre-Dame-des-Fossés, près le château. On y avait établi, en 1581, un jeu de paume; il attenait, d'un côté, aux murailles de la ville , et , de l'autre, à la rue St. -Nicolas.
BARONNIE DE TORTEVAL (TORTAVALLIS).
La rorèt de Torteval fut donnée par Guiilaume-le-Conquérant, ainsi que celles de Maupertuis , Malum Pertusum , Malum Percussum , du Quesnay, sylvam quam Caisnetum vocant, et de Foulogne.
TOPOGRAPHIB BT REVBNU TEMPOREL. 5 là
Les habitants de Torteval devaient à Tabbaye le regard de mariage. Pour ce était dû un gftteau de 12 deniers , une longe de bœuf ou de porc et i galion de vin du banquet de la noce, lesquelles choses devaient être apportées au manoir seigneurial , par la nouvelle mariée , accompagnée d*une femme servante et d'un valet; on leur devait à dtner.
En 1353, le roi Jean permit aux religieux de vendre le bois de la forêt de Torteval. En la même année, le pape Benott XII, dans une bulle donnée à Avignon, confirma Tunion faite par son prédécesseur du prieuré de Torteval à la manse conventuelle, ainsi que du revenu et des franchises qui y étaient attachés.
En 1&5& , une partie des bois de Torteval et de Foulogne était tenue en fief par les héritiers de la femme de Jean de Sillans. Les héritiers de feu Robert, à la même époque, tenaient une portion des bois de Foulogne , appelée les bais des Bruits. Ils faisaient à Tabbaye un gant de 2 deniers de rente. Le baron de Tracy et les hommes de la sieurie de Quesnay- Guesnon devaient 50 sous de rente , pour plaids de Bosc. Plusieurs redevances étaient payées par les hommes et les tenanciers de dame Régnaulde , par le sieur de BéroUes et par le sieur de Longueraie. Il en était de même du sieur de Parfouru et des hommes de la paroisse de St.- Gcrmain-d*Hectot, t tenants sous le seigneur comte de Fiers, en ses verges et prévôtés de Méry et de Rouville (1) • .
L*abbaye avait, dans. la paroisse de Torteval, plusieurs pièces de terre labourable et un grand nmnbre de bfttiments d^un entretien assez coûteux.
Le manoir ou prieuré de Torteval était considérable. On peut voir encore aujourd'hui la maison principale, ayant une grande et une petite porte d'entrée , bâties en voûte , avec deux tourelles de chaque côté. Au-dessus des portes est une élévation en maçonnerie de pierres de taille , où sont figurées en relief des hermines et des fleurs de lis ; à Tintérieur, de grandes salles lambrissées, de haut en bas, de bois richement sculpté, avaient été dévastées avant 1661. L'abbaye y avait, indépendamment de ses bois, deux étangs, dont l'un s'appelait le grand étang et l'autre le noir vivier. Un colombier et un moulin , appelé le moulin de la Roque, faisaient aussi partie de ses propriétés.
(t) Journal deê rentes dmet à la baronnie de Torteval, en 1778. Aitbives du Calfados.
51 & ABBÂTB DE SAlNT-iTIBNNB DB GAEN.
Les moulins de la Roque et de Foulogne , led dimes , les bois taillis , étangs et droits de péclie rapportaient un revenu de 8,210 livres, en 1663. Les terres de la baronnie étaient, en 1759, affermées 2,718 livres.
D'après un procès-verbal d'arpentage, fait en Tannée 1673, nous trouvons que le bois du Quesnay contenait 581 arpents ; le bois l'Abbé , à^orteval, 390 ; le bois de Maupertuis, 158; celui de Beaume, 79; le bois Orcbu , 35 arpents et 10 perches; le haut bois Sillans , ik arpents 10 perches ; le bois du Coudray , 8 1;2. En tout 1,265 arpents et 20 perches.
En Tannée 1759 , la coupe des bois de Torteval ( 93& baliveaux chênes et 75 baliveaux hêtres , au-dessus de AO ans ) rapporta au cardinal de Gesvres 3,260 livres ; et celle des bois du Quesnay et de St. ^iermain 1,900.
Parmi les fiefs appartenant à la baronnie de Torteval étaient les fiefs Bardel, Baudin le Pastour, Bec de Fer, des Biards, du Bosq Louvigny, de la Cacoue ou Quaquée, de la Couade, de la Cavalerie, au Comte, Follenfast, au Hongre, Jourdain, des Roquettes, Tilly, de la Yermandière. A Foulogne, les fiefs Nicholas Ânquetil , au Bracouin ou Braconnier , de la Chouquaye , du Coudray , Dufayel , Duhamel , Mabire , Néel , aux Poissonnières, Souëf, Virey.
SEPTVANS (SEDVANS.)
Guillaume Bacon donna sa part de Téglise de Septvans , avec 20 acres de terre, situées aux environs de Téglise de St. -Laurent. Osmond Freulon , son homme, donna 5 acres de terre.
Robert de Torivast céda aussi sa part de Téglise. Une charte de Henri , évéque de Bayeux , confirma Tabbé Guillaume dans la possession des dimes de Septvans.
L'abbaye avait, à Septvans, un prieuré appelé le prieuré de Septvans. Elle y avait aussi, chaque année, une foire, le jour de la fête de saint Laurent.