VILLE D£ FALAISE
Richard I". confirma la donation faite par André , fils de Frédéric , avec le consentement de sa femme et de ses fils, d'un ménage à Falaise.
Il existe aux arciiives plusieurs pièces relatives à un manoir et ses dépendances situés à Falaise, dans la paroisse de St.-Gervais c au coin de la rue des Cordeliers, devant la place du Marché, jouxte Jean de Cobar, écuyer » (aveu de 1595). Une partie de ce manoir était tenue, au XVP. siècle, par les héritiers d'un sieur Gampion et l'autre par les Cordeliers de Falaise. Ces derniers payaient à St. -Etienne une rente de 20 livres , et les héritiers Gampion une rente de 10 livres et 6 chapons. Les religieux soutenaient que les possesseurs de ce manoir étaient tenus de loger leur trésorier, le bailli de leur abbaye, et leurs serviteurs, « et leur préparer étables et écuries pour les recevoir et fournir le dict logis, de lits bons et sufiisants, étrain pour les dits lits, étrain pour litière aux chevaux, et étrain pour jonches, suffisamment doublées; touailles, pots, poilles et tous aucuns vaisseaux usuels pour cuisine ». Le tout était estimé 12 livres.
Le procès offre en lui-même peu d'importance ; mais la tradition , dont nous n'avons pu vérifier l'exactitude , rapportait que les maisons avaient appartenu au duc Guillaume, et c'est toujours ainsi qu'elles sont désignées. Dans une des pièces du procès il est dit que cette maison avait appartenu au père d'Harlctte.