Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p
3. « [Abbatia] ... in tantum erat honerata et apauperata quod voluit resignare » (Continuateurs de la CommefnoratiOy éd. Duplès-Agier, p. 20).
î 128 l'abbé raimond gaucelm
l la dépense ^'^ ; il rebâtit également la maison abbatiale, la cuisine, les
1 communs; il restaura le reste de son monastère ^^K
; Il se préoccupa en même temps, de reconstituer le trésor de Tab-
[ baye, et fit faire de nombreux ornements sacerdotaux, chapes, cha-
j subies, dalmatiques ^'^ et autres, grâce auxquels les offices purent être
dorénavant célébrés dans la basilique du Sauveur avec une pompe j inaccoutumée. L'abbé étendait sa sollicitude sur toutes les branches
I de son administration; il veillait par lui-même à assurer aux moines
l une nourriture convenable, un habillement en rapport avec la saison,
I et nous possédons à ce sujet un curieux règlement, dans lequel il
I fixait avec le plus grand soin les détails concernant le vêtement, la
î coiffure, les chaussures même, qui devaient être distribués aux diffé-
J rentes époques de Tannée ^*\
I Les événements permirent du reste à Tabbé Raimond de consacrer
tous ses soins aux affaires intérieures de son monastère. Pendant un i demi-siècle en effet, le Limousin put jouir d'une tranquillité bien néces-
I saire,.et se refaire des maux que lui avaient causés les guerres
, anglaises. Les seigneurs eux-mêmes parurent avoir renoncé pour un
temps à leurs luttes continuelles. Une sorte de trêve générale régnait dansla province.
Elle faillit être troublée un instant par les menées du comte de la Marche ^^\ Celui-ci, excité par sa femme la princesse Isabelle ^^\ s'était emparé de la prévôté de La Souterraine, au mépris des droits du monastère de Saint-Martial. Il avait chargé la ville de lourdes taxes, et pressurait les habitants de toutes les manières ^'^\ L'abbé Raimond somma le comte de retirer ses agents de la ville, et de renoncer à ses
1 . Sur les 50.000 sous que coûtèrent le cloître, Raimond Gaucelm en fournit 30.000. (Duplès- Agier, Chroniques de SaitU-MarOal, p. 156. — Voir pour plus de détails le chapitre II de notre IVc partie.)