Ms. de Baluze, à la Bibl. Nat., no 74, fol. 167 vo
6. D'après cet arrêt, Edouard h^ devait restituer au roi de France les hommages qu'il avait reçus à tort, et celui-ci devait les rendre à la vicomtesse. (Voir cet arrêt dans Guibert, Doc. sur l'hist. municip. de Limoges^ t. I, p. 183.
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nom de Guillaume de Mareuil, soutint dès lors que Louis IX n'avait pas eu le droit de rendre l'abbaye de Saint-Martial vassale du roi d'Angleterre, puisqu'elle avait toujours relevé directement de la couronne de France.
Edouard P% après avoir cherché à tergiverser ^'^ finit par exiger formellement que l'abbé et la Commune lui prêtassent hommage, comme duc d'Aquitaine ^^\ Les consuls obéirent avec erhpressement. Il n'en fut pas de même de l'abbé qui s'y refusa et continua à plaider devant le Parlement ^^K Par une ironie singulière, les délégués du roi d'Angleterre n'en reçurent pas moins le serment des consuls dans le cloître même de l'abbaye (3 septembre 1273) ^^K
Quelques mois plus tard, la reine d'Angleterre ^^^ vint à passer par Limoges. Les bourgeois l'accueillirent avec empressement. Les moines de Saint-Martial durent la recevoir dans le monastère ^^\ et, quand l'année suivante le roi Edouard I" s'arrêta dans la ville, ils furent encore obligés de l'héberger ^^^
A cette occasion les consuls jurèrent de nouveau fidélité au prince; ils le supplièrent de soutenir la cause de la Commune, de protéger la ville contre la vicomtesse. Edouard P"*, « ému jusqu'aux larmes ^^^ », les assura de sa protection, et permit même à bon nombre de bourgeois du Château de lui prêter directement hommage ^^\ La vicom-
1. Il voulut en effet, dans une lettre au roi de France du 28 janvier 1272, distinguer entre les serments auxquels il consentait à renoncer comme roi d'Angleterre, et ceux qu'il entendait maintenir comme duc d'Aquitaine (Guibert, Doc. sur Vhist. muuicip, de Limoges, t. I, p. 184). Philippe III ne voulut point admettre cette distinction subtile (Guibert, op. cit., t. I, p. 187).