‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 124 sur 470 · Laurière, ch.-l. de co" de Tarr. de Limoges · texte numérisé non relu

Laurière, ch.-l. de co" de Tarr. de Limoges

' 6. « Fuit permutatio de prioratu Si Martialis de Laureria et de hiis que canonici habebant apud S. Justum » (Chronique de Pierre Coral, ibid., p. 778).

138 l'abbé JACQUES AFREHET

le 22 février 1272 ^'K Malgré les procès qu'il avait eu à soutenir, il était parvenu à faire œuvre utile et à continuer les constructions entreprises par ses prédécesseurs. C'est ainsi qu'il avait pu bâtir des chambres et une cuisine pour le service de l'infirmerie, et terminer la maison abbatiale ^'\

Procès de r^bbé Jacques Afrehet contre le roi d! Angleterre Edouard I^ ,

Les moines eurent quelque peine à se mettre d'accord sur le choix d'un nouvel abbé. Comme aucun des candidats n'avait obtenu la majorité requise, ils remirent à des arbitres le soin de procéder à l'élection ^'\ Ceux-ci désignèrent le prieur de Chalais, Jacques Afrehet, qui fut bien accueilli par le chapitre et confirmé sans délai par l'évèque de Limoges ^^\

L'abbé Jacques passa la majeure partie des quatre années, pendant lesquelles il gouverna l'abbaye, à plaider contre le roi d'Angleterre. Son procès se rattache étroitement aux contestations qui furent engendrées par les traités de Paris et de Londres et qui amenèrent la guerre dite de \^ Vicomte.

Dès l'année 1270, Jacques Afrehet était allé représenter à Paris l'abbé Guillaume de Mareuil dans le grand débat, qui avait été ouvert devant le Parlement par la vicomtesse Marie ^^\ Celle-ci, on s'en souvient, soutenait que les bourgeois du Château ne relevaient pas du roi d'Angleterre, et avait imploré contre eux l'appui du roi de France. Par un arrêt du mois de février 1270, le Parlement admit ses prétentions : il déclara que les bourgeois étaient les vassaux directs de la vicomtesse et non ceux du roi Edouard P"* ^^\ Jacques Afrehet, au

1. « In cathedra S. Pétri » (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial ^ p. 124).

2. « Fecit domos abbatis cementari scu indui; ... fecit fieri appendicîa ubi sunt coquine et camere private infirmarie ...» (Continuateurs de la Comvhmoratio, éd. Duplès-Agier, p. 22).

3. Les arbitres furent trois religieux de Tabbaye, parmi lesquels se trouvait Jacques Afrehet qui fut élu (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial^ p. 125).

4. yélection eut lieu le 30 avril 1272, et la confirmation de Tévéque le i» mai (Duplès- Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 22 et 125).

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