Duplès-Agier, op. cit., p
4. Il étaient seize moines contre soixante-douze. (Duplès-Agier, op. cit., p. 126).
5. Notamment de ceux de Verneuil, Roussac, Feyt, etc. (Duplès-Agier, ibid.),
6. Le moine qui a écrit le récit, auquel nous empruntons ces détails, déclare que : « nec potuimus victum habere et mendicabamus ... » (Duplès-Agier, ibid.). *
7. Ce Géraud de Maumont était un des auteurs de Taccord qui avait permis à la vicomtesse de rentrer à Limoges en 1275. C'était un assez vilain personnage, et, malgré son titre de ckricus domini régis Frattcorum, il avait été excommunié par l'évêque de Limoges (Duplès-Agier, o/>. cit., p. 126).
142 LABBH PIERRE DE SAINT-VAURY
d'Arthur de Bretagne ^'\ et favorisait par tous les moyens possibles les moines rebelles. Suivant son habitude, Maumont ne négligea pas ses intérêts et profita des troubles pour s'enrichir aux dépens du monastère.
L'abbé Pierre finit pourtant par triompher. Ayant été confirmé par le Pape ^^\ il put rentrer en possession de son abbaye ; mais il se trouva aux prises avec des difficultés incessantes.
Sans parler d'une contestation légère qu'il eut avec l'évêque et qui se termina par un compromis ^^\ il soutint en 1283 un conflit assez vif avec le sénéchal du roi de France. Le sénéchal s'empara du sceau du chapitre^^^ et mit la main sur tous les revenus de l'abbaye. Aussi quand la même année Philippe III ordonna une quête générale pour la guerre d'Aragon, les moines alléguèrent qu'ils se trouvaient dans l'impossibilité de payer leur quote-part ^^\ Le différend ne tarda pourtant pas à s'apaiser, mais nous ignorons de quelle manière.
Deux ans plus tard, en 1285, Arthur de Bretagne refusa de prêter à l'abbé Pierre lé serment qu'il lui devait pour le Château de Limoges. L'abbé, après plusieurs tentatives infructueuses, recourut à la force : il expulsa le prévôt et les sergents du vicomte, s'empara des portes de la ville et en confia la garde à son neveu Guillaume de Saint-Vaury ainsi qu'à quelques hommes de confiance ^^\ En même temps, il mit la main sur l'administration communale, installa ses agents dans la maison du consulat et fit rendre la justice en son nom^'\ Pour éviter
1. Arthur, duc de Bretagne et comte de Richemont, devint vicomte de Limoges par suite de son mariage avec la vicomtesse Marie.
2. Le pape Honorius IV le confirma la première année de son pontificat (1285), mais il est probable que le pape Nicolas III avait déjà ratifié sa nomination (Arch. de la Haute-Vienne, registre H 9470, p. 578).