‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 130 sur 470 · Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p · texte numérisé non relu

Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p

4. « Sazivit sigillum conventus per vim ... » (Duplés-Agier, ibid.),

5. « Rex Philippus fecit questam novam omnibus ecclcsiis, et nos respondimus sencscallo quod ipse rex percipiebat et tenebat omnes rcditus abbatie et non habebamus unde » (Duplès- Agier, ibid.).

6. Dominus P. de Sancto Valerico ... sazivit totum jus quod vicecomes Lemovicensîs habebat in Castro Lemovicensi, pro eo quia noiebat sibi facere homagium ..., et expulit prepositum et servientes dicti vicecomitis de dicto -castre, et posait ibi prepositum suum Guillelmum de Sancto Valerico, nepotem suum » (Duplès-Agier, op. cit. y p. 135).

7. Il nomma juges de la ville maître Jean de Cléry et plusieurs agents qui « tenuerunt assizias pro domino abbate in domo consulatus dicti castri » (Duplès-Agier, ibid.).

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des troubles, il prit les mesures les plus énergiques, et défendit notamment aux bourgeois de porter des armes apparentes ou cachées ^'\

Pendant un mois, du 10 février au 12 mars^*^ labbé fut le maître incontesté du Château, Arthur de Bretagne étant trop loin pour pouvoir soutenir utilement son prévôt, qui avait été dès le début chassé de la ville. La situation pourtant ne tarda pas à changer. Le 12 mars, Philippe le Hardi et Charles d'Aragon en route pour le Midi, passèrent par Limoges. Ils furent reçus l'un et l'autre en grande pompe et logés dans l'abbaye de Saint-Martial ^'\Le roi, mis au courant de la situation, jugea l'occasion favorable pour intervenir. Il déclara en conséquence qu'il prenait la ville sous sa protection, qu'il entendait l'administrer seul, et qu'il défendait à qui que ce soit d'obéir à un autre que lui ^^\ L'abbé dut s'incliner devant la décision du roi, et abandonner le pouvoir dont il s'était momentanément emparé. Il reçut du reste satisfaction deux ans plus tard : le 30 mars 1287 Arthur de Bretagne consentit enfin à lui prêter serment ^^\

Ce ne fut qu'une trêve de peu de durée. Dès 1290, de nouveaux incidents, au sujet desquels nous sommes mal renseignés, surgirent entre l'abbé et le duc, à la mort de la vicomtesse Marie. La populace du Château, excitée par les agents du duc, se souleva. Elle se porta contre l'abbaye, enfonça de vive force les portes du verger, et ne pouvant pénétrer dans les bâtiments conventuels, coupa les conduites d'eau ^^^ pour essayer de prendre les moines par la soif ^'\ Ceux-

1 . « [dixit] quod aliquis non defierret arma et quod aliquîs non iret de nocte post ignitegium sine lumine » (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial ^ p. 1 36).

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