RÉSISTANCE CONTRE LE TRAITÉ DE BRÉTIGNY
tesse vint enfin lui prêter serment ^'\ L'abbé Hélie de Luys occupa le siège abbatial pendant plus de vingt ans. Il mourut en 1361^*^ mais nous n'avons trouvé aucun détail sur son administration.
Son successeur, l'abbé Aimery, appartenait à la famille des du Breuil, qui avait déjà compté plusieurs de ses membres parmi les religieux de l'abbaye ^^K Lui-môme avait été élevé à Saint-Martial ^*^; il y avait embrassé la vie religieuse, et avait été nommé successivement maître des novices, puis prieur claustral. Il était prévôt de Roussac quand, par un vote unanime, le chapitre lui confia la direction de l'abbaye, en 1361.
L'année précédente, le 8 mal 1560, avait été signé le funeste traité de Brétigny, qui démembrait la France et abandonnait au roi Edouard III, entre autres provinces, le Limousin tout entier ^^\ Le monastère de Saint-Martial qui était pan^enu, au milieu du xiii^ siècle, à se soustraire à la domination des rois d'Angleterre ^^\ rentra donc en leur possession. Le traité de Brétigny fut en effet exécuté à la lettre. Le maréchal Boucicaut abandonna le Château de Limoges au commissaîre anglais, Jean Chandos, et la cérémonie de la remise de la ville eut lieu dans le cloître de Saint-Martial, le 16 décembre 13 61.
La monarchie anglaise, qui s'était toujours appuyée en France sur la bourgeoisie contre la noblesse et le clergé, continua sa politique séculaire en cherchant dès l'abord à se concilier les bonnes grâces de la
1. Mémoire justificatif des moines de Saint- Martial y publié par M. Guibert au t. II de ses Doc. sur î'hist. municip. de Limoges (p. 14 et ss.). — L'époux de Jeanne de Penthièvre, Charles de Blois, prêta serment à Tabbé le 28 novembre 1303 (Guibert, op. cit., t. I, p. 307).