‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 141 sur 470 · Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial ^ p · texte numérisé non relu

Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial ^ p

3. A la fin du xiic siècle, un Aimery du Breuil était prieur de Chambon (Leroux, Documents hist. sur la March et le Limousin, t. I, p. 139 et 144); un autre du même nom était en 1271 prévôt de Feytiat (Recueil des Histor. de France, t. XXI, p. 79). Un Hélie du Breuil à la même époque était bibliothécaire de Tabbaye, et continuait la chronique commencée par Bernard Itier (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 121).

4. Il était né à Leychouzier, c"c de Bonnac, co" d'Ambazac, arr. de Limoges (Duplès-Agier, Chrof tiques de Saint-Martial, p. 24).

5. Voir à ce sujet un intéressant opuscule de M. Clément Simon intitulé : La rupture du traité de Brétigny et ses conséquences en Limousin.

6. L'abbaye relevait directement de la couronne de France, et un registre du Trésor des Cliartes (JJ 66, fol. 61, no 200) conserve un acte de sauvegarde, daté de janvier 1330, par lequel le roi Philippe VI prend les moines sous sa protection.

RÉSISTANCE CONTRE LE TRAITÉ DÉ BRÉTIGNY î^^

population du Château; Un des premiers actes de Jean Chandos fut, en arrivant à Limoges, de condamner labbaye de Saint-Martial à payer aux consuls la redevance annuelle qu'elle leur devait pour l'entretien des remparts ^'K

Edouard III de son côté s'empressa de confirmer les privilèges de la ville, et de nommer un « conservateur des droits, libertés et franchises de la Commune ^'^ ». En 1365, il prit une mesure plus populaire encore, en dépouillant le vicomte de ses droits de justice pour les donner aux consuls ^'\ Le vicomte, qui était alors Charles de Blois, avait pourtant prêté serment, l'année précédente, au prince de Galles quand il avait traversé la ville ^^K La mesure prise à son égard revêtait donc le caractère d'une spoliation.

Le vicomte protesta immédiatement, et demanda à l'abbé de Saint- Martial, dont il était le vassal, de vouloir bien intervenir en sa faveur. L'abbé Aimery ne se fit pas prier. Il désigna pour suivre l'affaire un de ses parents, le prévôt des Combes, Guillaume du Breuil. Celui-ci alla trouver le sénéchal anglais, Thomas de Roos, à une de ses audiences, et lui demanda de revenir sur une mesure aussi injustifié. Le sénéchal s'y refusa, eri déclarant qu'il n'avait fait que suivre docilement les ordres du roi son maître. Guillaume insista et voulut lire un long mémoire justificatif ^5>; les assistants s'impatientèrent, et couvrirent ses paroles de leurs murmures. Ce fut en vain qu'il essaya de dominer le tumulte en forçant la voix. Thomas de Roos lui ordonna de se taire, et le força à se retirer ^^K

1. Cette redevance était de lo livres. (Voir Guibert, Doc, sur Vhisi, munieip.. de Limoges^ t. I, p. 289).

2. Dès le 15 décembre 1361, Jean Chandos avait du reste, au nom du roi d'Angleterre, confirmé les coutumes et privilèges du Château (Guibert, op, cit,y p. 286 et 291).

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