Treignac, ch.-l. de c°n de Tarr. de Tulle, Corrèze
4. Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 25, et Recueil des histor. de France, X, XXI, p. 795. Legros, Mémoire sur V abbaye de Saint-Martial (Arch. du Grand séminaire de limoges, ms. no 35, p. 54 et ss.).
5. Pierre des Drouilles fut abbé de Saint -Martial de 1409 à 1422.
6. Legros, Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. no 35, p. 54.
7. Les consuls étaient à cette époque en bons termes avec Tabbé, qui venait, en septembre 1385, de leur prêter en son nom personnel une somme de 500 deniers d*or (Legros, Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. no 35, p. 54).
l'abbé géraud jouviond i6i
intérêts à ses anciens prisonniers, quoique nous n'ayons trouvé aucune trace du dénouement de l'affaire.
Pendant que ces événements se déroulaient à Limoges, le procureur de l'abbé Géraud plaidait à Rome, pour faire dispenser l'abbaye de payer au monastère de Cluny les cent livres de rente annuelle qu'elle lui devait. Les Clunisiens se montrèrent assez accommodants, et le procès finit par un arrangement au terme duquel ils renoncèrent à la redevance, moyennant la cession de quelques domaines que possédait Saint-Martial dans le diocèse de Carpentras ^'\
L'abbé Aimery saisit cette occasion pour demander au ' Saint- Siège d'exempter l'abbaye de la juridiction des moines de Cluny. Par un bref daté du 26 novembre 1387, le pape fit droit à sa requête. L'abbaye de Saint-Martial recouvra ainsi sa complète indépendance; il est juste d'ajouter, que depuis plus d'un siècle les Clunisiens n'avaient sur elle qu'une suprématie purement nominale ^^\
L'année suivante, en 1388, eut lieu l'Ostension septennale du chef de saint Martial. Les Bollandistes ^'^ ont publié une série de miracles qui eurent lieu à cette occasion, et qui furent recueillis par un contemporain. Ces miracles ne présentent pas un grand intérêt historique. Ils témoignent seulement de l'affluence considérable des pèlerins, qui étaient venus à Limoges de toute l'Aquitaine, et même d'Angleterre, pour vénérer les reliques.
L'abbé Géraud mourut quelques années plus tard, à une date qu'il est difficile de déterminer. Les continuateurs de la Commemoratio la placent au 2 mars 1392 ^'^^ mais ils se sont assurément trompés, puisque l'abbé Géraud assistait encore à un synode diocésain tenu le 6 juin 1392 ^^\ Il dut donc mourir sans doute quelques mois
1. Nous n'avons pu trouver dans quelle localité du diocèse l'abbaye avait les domaines en question ; mais nous savons qu'au xiii« siècle elle en possédait dans le diocèse voisin de Die d assez considérables pour y avoir installé deux prieurés (Duplès-Agier, Chroniques de Saint- Martial, p. 321).
2. Legros (Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. n© 35, p. 54).