‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 161 sur 470 · Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Marlial , p. 26 et · texte numérisé non relu

Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Marlial , p. 26 et

5. Legros a vu les armes de J. Jouviond sur une cheminée des dépendances du château. Celuici fut détruit et reconstruit au xviiie siècle par l'abbé Jean de Montesquiou (Legros, Archives du Grand séminaire de Limoges, ms. no 35, p. 59).

6. Ils sont conservés aujourd'hui à la Bibl. Nat., ms. latin : 315, 404, 2268, 2308, 2372, 2455, 3154, 9572, etc.

7. Legros, Archives du Grand séminaire de Limoges, ms. n» 35, p. 61. — Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial, p. 27. — Chronique de Foucher, publ. par Leroux, Documents sur la MarclM" et le Limousiuy t. II, p. 50.

8. Les Lastours étaient une des plus anciennes familles du Limousin. L'un d*eux, Guy, prit part à la première croisade. (G. de Vigeois, éd. Labbe, Nova. Bibl. mss., t. II, p. 3).

l'aBBÈ ALBERT JOUVIOND I67

Mais il finit par céder, et Jacques Jouviond put prendre possession des bénéfices de son neveu. Tout en les conservant, il devint évéque d'Andros, puis archevêque de Césarée. D'après Tabbé Legros, il mourut le 8 octobre 1495 ^'^•

Albert Jouviond ne prit pas possession de Tabbaye de Saint-Martial suivant les formes régulières : il demanda à Tévêque d'AngouIême de le bénir ^^\ et officia en qualité d'abbé, avant d'avoir prêté à Tévêque de Limoges le serment habituel. Il encourut de ce chef la censure, mais l'ayant accepté sans protestation, l'affaire n'eut pas de suite ^^\

Pendant son abbatiat, il reçut en 1494 la duchesse Jeanne de France, qui, bien qu'elle traversât la ville incognito, voulut faire ses dévotions à Saint-Martial ^^\ En 15 12, le duc de Bourbon vint à Limoges avec une suite nombreuse, et fit son entrée dans le Château au son des cloches et des salves d'artillerie. Il alla loger à l'abbaye et l'abbé Albert Jouviond fit en son honneur une ostention solennelle du chef de saint Martial ^^K

En 1521, les mystères furent joués à Limoges. Ils furent célébrés sur l'emplacement occupé naguère par le cimetière des moines, et transformé en une place dite a de dessous les Arbres ^^^ ». L'abbé, qui avait droit de juridiction en ce lieu, consentit à permettre aux consuls de l'exercer en son nom pendant toute la durée des fêtes ^'\

Ce sont les seuls événements notables que les chroniques nous rapportent pendant l'abbatiat d'Albert Jouviond. L'abbé ne se mêla en rien des affaires de la ville, et n'entreprit dans son monastère aucune des ' réformes qui étaient urgentes. Il s'occupa peu de son temporel. Nous devons pourtant mentionner une bulle du pape Alexandre VI, qu'il obtint en 1499, pour régler les rapports de l'abbaye et de ses dépendances ^^K Le pape ordonna à tous les prieurs ou prévôts relevant de

1. Legros, Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. n» 35, p. 61 .

2. Robert IV de Luxembourg, évoque d'Angouléme de 1479 ^ ^492, le bénit le 27 mai 1488.

3. Legros (ibid.). — Voir aux pièces justificatives (n® XVI) le procès-verbal de son installation.

4. Bulletin de la Soc. des Lettres de la Corrè:^e, année 1895, p. 30.

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