‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 170 sur 470 · Bulle de sécularisation, (Voir pîèce justif., n© XVIII · texte numérisé non relu

Bulle de sécularisation, (Voir pîèce justif., n© XVIII

2. Il leur permit de tester et de disposer librement des revenus de leurs bénéfices (Bulle de sécularisation^ cf. pièce justif., no XVUI).

3. L*abbé Legros prétend (Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. no 35, p. 64) que plusieurs des anciens moines usèrent de cette liberté ; mais dans les offices et solennités reKgieuses, ils durent tous revêtir le costume canonial.

4. Les chanoines usèrent de cette faculté, et se donnèrent des statuts d'après lesquels, au moyen des « hebdomades », ils réglèrent entre eux les obligations du service divin (Voir ci-dessous le chapitre III de la Ile partie).

176 l'érection de la collégiale

s'étaient détachés de l'ancienne mense conventuelle et avaient été dotés d'un patrimoine indépendant. Ces offices eux-mêmes étaient très appauvris; leurs revenus n'étaient guère considérables. Pour y remédier, le pape fut obligé de supprimer plusieurs prieurés et d'attribuer leur temporel à la mense capitulaire. Il réser\^a naturellement les droits des bénéfîciers actuels, qui conservèrent jusqu'à leur mort l'usufruit des offices ou prieurés dont ils étaient titulaires ^'K

Ces dispositions diverses permirent au Saint-Siège de doter la collégiale d'une façon assez libérale. La mense abbatiale, outre ses anciens revenus, eut ainsi la jouissance de trois bénéfices supplémentaires^'^; la mense capitulaire posséda les redevances, qui avaient relevé naguère de la plupart des offices claustraux*'^ et des huit prieurés supprimés ^*\ Quant à la prévôté *^^ et à la chantrerie ^^\ elles eurent également des revenus particuliers.

Le pape régla minutieusement l'organisation si complexe et si délicate de la collégiale *'\ Prévoyant les difficultés que l'application de ses décrets allait susciter, il commit par avance l'évêque de Cahors et l'abbé de Saint-Yrieix pour les trancher ^^\

Le procureur de Saint-Martial à Rome, Pierre de la Creuse, s'empressa de transmettre au roi François I" la bulle de sécularisation. Le roi la rendit aussitôt exécutoire par des lettres patentes du 6 juin 1536 ^^\ et défendit aux officiers du sénéchal de Limoges d'y faire la moindre opposition. Ceux-ci en effet, dominés par le sentiment populaire, étaient mal disposés en faveur de la nouvelle collégiale ; ils durent néanmoins s'incliner devant les ordres du roi.

1. Le pape prit soin du reste de réserver les droits des tiers, notamment des curés et desservants, qui relevaient directement de certains prieurés supprimés, et qui durent être dorénavant entretenus par le chapitre.

2. Ce furent la prévôté des Combes et deux bénéfices à choisir parmi ceux incorporés à la mense capitulaire.

3. Notamment la chambrerie, Taumônerie, la réfectorerie et la sacristie.

4. Ce furent les huit prieurés d'Anais, d'Azac, des Cars, de Feyt, de Mouton, de Manot, de Roth, de Roussac et de Roziers.

5. Elle eut les revenus de la célérerie et des prieurés de Vemeuil et de Qrat.

6. Les prévôtés de Panasols et de Sey chères lui furent annexées.

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