LA COLLÉGIALE AU XVI« SIÈCLE I
La Collégiale au XFI^ siècle.
Le successeur de Mathieu Jouviond, le cardinal Robert de Lenoncourt ^'\ est célèbre par le grand nombre de bénéfices dont il fut titulaire. Il fut en effet successivement évéque de Chdlons-sur- Marne, de Metz et d'Auxerre, archevêque d'Arles et d'Embrun. II eut en même temps la jouissance des abbayes de Saint-Remy de Reims et de Notre-Dame de Beaupré, du prieuré de la Charité-sur-Loire, du doyenné de Vendôme, etc. ^^K
A la mort de l'abbé Mathieu Jouviond, il obtint du roi François I«^ l'abbaye de Saint-Martial. Mais les chanoines refusèrent de le recevoir, car « non duement adverti de la qualité de ladicte église, il auroit icelle empêtrée en cour de Rome, comme abbaïe régulière *'^ ». Or, depuis 1535, elle était sécularisée. Le cardinal dut donc prendre à nouveau « ses informations », et agir auprès du Saint-Siège pour faire réformer ses bulles ^^\ Il y réussit aisément, mais il ne vint pas sans doute résider bien souvent à Limoges, car les documents de la province ne parlent jamais de lui et n'ont pas conservé la date exacte à laquelle il résigna la possession de la collégiale. Nous pouvons pourtant fixer cette date approximativement, la Gallia CbrisUana ayant rapporté une pièce de 1549 où il est mentionné ^^\ et ayant trouvé nous* mêmes un acte du 2 février 1550, où figure déjà Louis de Genouillac comme abbé de Saint-Martial ^^K
Il est pourtant une difiiculté que nous ne pouvons passer sous silence : l'abbé Legros ^'^ donne en effet pour successeur, au cardinal Robert, son neveu Philippe de Lenoncourt *^\ Philippe