Gallia Christiana nova , t. II, p
6. Cet aae est daté du 2 février 1549, c'est-à-dire dans le nouveau style 1550 (Archives de la Haute- Vienne, liasse H 9448).
7. Legros, Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. n© 35, p. 67).
8. Philippe de Lenoncourt occupa les évéchés de Chdlons et d'Auxerre, il fut pair de France et titulaire de presque autant de bénéfices que son oncle.
l80 LA COLLÉGIALE AU XVI* SIÈCLE
a peut-être joui des revenus de la collégiale pendant quelques mois; mais il nous semble difficile d'admettre qu'il ait réellement porté le titre d'abbé, car Legros lui-même, en donnant par ailleurs *'* une autre liste des abbés de Saint-Martial, ne le mentionne pas, et les auteurs de la Gallia Christiana observent à son égard le même silence. Nous croyons donc très probable que Louis Ricard Gourdon de Genouillac ^^^ prit la succession directe du cardinal Robert de Lenoncourt, dans les premiers mois de l'année 1549 ou au début de l'année 1550 ^^K
En 1561, Gourdon de Genouillac, nommé évêque de Tulle **\ se démit de ses fonctions abbatiales au profit de Jean de Fonsèques^^^ L'année suivante, les Huguenots, qui s'étaient peu montrés jusqu'alors dans le Limousin, commencèrent à s'agiter. A la suite de la visite à Limoges du roi de Navarre *^^ et de Jeanne d'Albret en 1556 *'\ ils s'étaient constitués plus ou moins ouvertement^ sans encourir une hostilité trop vive de la part de la population. En 1562, une pierre fut jetée par une main inconnue sur la châsse de saint Martial pendant une procession ^^\ Les catholiques furent unanimes pour accuser les protestants de ce sacrilège et portèrent leurs soupçons sur un certain Binloud « soi-disant de la religion prétendue réformée ^^^ ».
Les Consuls, effrayés des troubles que suscitaient dans maintes villes du royaume les querelles religieuses, prirent prétexte de cet incident pour faire surveiller de près les Huguenots et prendre toutes sortes de dispositions préventives. Ils décrétèrent que la garde des portes serait