‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 179 sur 470 · LA COLLÉGIALE AU XVI^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA COLLÉGIALE AU XVI^ SIÈCLE

dernier fut peu régulière. Il prit, en effet, possession de l'abbaye étant seulement abbé notnméy c'est-à-dire avant d'avoir reçu les bulles pontificales ^'K

Léonard Cluzeaud fut du reste un abbé bien peu soucieux de remplir les devoirs de sa charge. Il négligea notamment de faire entretenir d'une façon convenable la crypte de Saint-Martial et d'y faire dire régulièrement la messe. Les bayles de la Confrérie du Sépulcre s'en émurent. Après avoir réclamé inutilement auprès de l'abbé, ils le poursuivirent et plaidèrent contre lui au Parlement de Bordeaux. L'abbé fut condamné avec des considérants sévères : la cour l'obligea à nommer une a personne ecclésiastique suffisante et capable », pour veiller au bon entretien de la crypte et y faire dire les messes et offices accoutumées (6 juin 1598) ^^\

L'année suivante, en 1599, le Collège de Limoges fut réorganisé par les jésuites. Les deux chapitres de la Cathédrale et de Saint-Martial leur donnèrent chacun une double prébende pour marquer l'intérêt qu'ils portaient à l'œuvre, se réservant seulement le droit de participer à la nomination du conseil qui devait diriger et administrer l'établissement ^'\

Léonard Cluzeaud resta abbé de Saint-Martial jusqu'en 1600. Mais, dès le 13 novembre 1598 ^^\ le Pape avait donné l'abbaye à Pierre du Verdier. Celui-ci, étant trop jeune pour remplir les devoirs de sa charge, dut attendre jusqu'à sa vingt-deuxième année, qui échut en l'an 1600, pour prendre possession de son siège. Pendant un an et demi, Léonard Cluzeaud et Pierre du Verdier purent donc prendre l'un et l'autre le titre d'abbé de Saint-Martial, auquel ils avaient chacun droit.

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