Legros (ibid
2. L'arrêt de la cour fut gravé sur une plaque de cuivre et placé sur un des murs de l'église Saint-Pierre du Sépulcre, devant l'entrée de la crypte de saint Martial (Texier, Inscriptions du Limousin f p. 314).
3. Les jésuites, pour remercier les chanoines de la collégiale, mirent le Collège sous la protection de SsLint-Mâïtial (Bulletin de la Soc, arch, du Limousin^ t. I, p. 115).
4. M. l'abbé Roy-Pierrefite (Hist. de saint Martial ^ p. 80) déclare avoir trouvé des actes de Léonard Cluzeaud datés de l'année 1599, et une pièce du mois de septembre 1600, le qualifiant é^ jadis aibhé. Ces témoignages concordent pleinement avec celui de Legros (Archives du Grand séminaire de Limoges, ms. n® 35, p. 71).
184 l'abbé pierre du vërdier
Labbé Pierre du Verdier (^1600-16^2).
Cofiflits avec Vévéque de Limoges pour des questions de préséance.
Pierre du Verdier, fils du trésorier général Jean d'ArfeuilIe, avait fait ses humanités à Paris et avait gagné en Sorbonne le titre de licencié en droit ^^\ Est-ce l'étude de la procédure qui lui donna le goût de la chicane? Nous l'ignorons; toujours est-il qu'il passa la majeure partie de sa vie à plaider à tort et à travers. Il revendiqua des prérogatives plus ou moins surannées, et souleva, comme à plaisir, des débats irritants à propos de droits de préséance, qui ne purent être résolus qu'à grand renfort de procureurs et d'avocats.
Il venait à peine d'arriver à Limoges, quand il chercha querelle à l'évêque pour des questions de cette nature. L'évoque ^** ne voulant point se plier à ses exigences préféra plaider. Il obtint du reste gain de cause, et le Conseil d'État condamna l'abbé en 1605 ^^\ Au même moment, les chanoines de la Cathédrale et ceux de Saint-Martial, entraînés vraisemblablement par l'exemple de leurs supérieurs, en vinrent à se disputer pour savoir auxquels d'entre eux revenait la première place dans les processions générales! Les chanoines de Saint- Martial, se trouvant évincés, refusèrent d'assister dorénavant à ces cérémonies, et il fallut saisir de la question l'assemblée que le clergé de la province tenait tous les ans à Limoges ^^\
Quelques années plus tard, l'évêque et l'abbé se trouvèrent encore aux prises. L'évêque ^^\ irrité de l'ostentation que mettait l'abbé à porter les ornements épiscopaux, lui dénia le droit de s'en servir, malgré les termes précis de la bulle de sécularisation. L'abbé s'empressa de porter la question devant le Parlement de Bordeaux, qui lui donna raison par