‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 183 sur 470 · Le 9 novembre · texte numérisé non relu

Le 9 novembre

6. Le roi « fust conduit a Saina-Martial, où il ne voulust entrer, le seigneur evesque et chanoines estantz soubz le clocher en estât de le voulloir recepvoir, le roy voyant que le sieur evesque avoit quelque différent aveq l'abbé pour la dicte réception » {Annales manuscrites de Limoges, p. 404 et 405).

7. Legros (Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. n» 35, p. 74).

l'abbé pierre du verdiér 187

intervention ne put empêcher des querelles de se reproduire quelques années plus tard.

Lors de la clôture de l'Ostension de 1638, Tévêque François de Lafayette ^'^ vint lui-même dans la collégiale, selon l'usage, pour présider à la cérémonie. Les reliques furent portées en procession autour de la ville, et, comme le cortège débouchait sur la place dite de Dessous les arbres, les « officiers » de l'évoque se prirent de a dispute contre ledict abbé, auquel on fict tomber sa mittre et fut chassé ». Ces incidents se passèrent à côté de l'évêque, qui portait le reliquaire où était renfermé le chef de saint Martial, et qui se garda bien d'intervenir. L'abbé porta plainte aussitôt contre cette lâche agression; ail y eut grand scandalle et ensuite information et grand procès ». Finalement la Cour de Toulouse condamna les officiers de l'évêque et le chanoine Dubois avenir trouver l'abbé dans sa maison et à lui faire des excuses ^'\

Pour prévenir le retour de ces pénibles incidents, Mgr de Lafayette décida par un règlement du 3 avril 1640, qu'il n'irait jamais à Saint- Martial sans prévenir l'abbé au préalable, et qu'en retour, s'il officiait pontificalement dans la basilique, l'abbé ne pourrait se placer devant lui, ni porter en sa présence une mitre en drap d'or ^^\ Ce règlement fut appliqué lors de l'Ostension de 1645, et paraît avoir eu la bonne fortune de mettre les parties d'accord ^^K

Cette dernière Ostension fut très brillante; quelques mois plus tard, les chanoines décidèrent d'acheter une châsse nouvelle ^^\ Celle du moyen âge, en plaques d'orfèvrerie émaillées, leur parut en effet d'un style bien démodé. Ils en commandèrent donc une nouvelle en argent doré et en vermeil à un artiste de Paris, Pierre Celière, qui composa une châsse ornée d'émaux peints, représentant les scènes

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