‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 182 sur 470 · Legros(iWi · texte numérisé non relu

Legros(iWi

4. L'abbé Roy-Pierrefitte (^Histoire de Saint-Martial y p. 8i.) prétend « que le bon Henri avait fait justice de la vanité misérable de Tévéque ». Le texte de Legros, sur lequel s'appuie l'abbé Roy-Pierrefitte, ne le laisse pas à supposer, et tout porte à croire que Tabbé n*osa pas lever la voix en présence du « l)on Henri » {Annales manuscrites de Limoges y p. 385. Cf. Bulletin de la Soc, arch, du Limousin, t. IV, p. 57).

5. Legros (Archives du Grand séminaire de Limoges, ms. n© 35, p. 72),

î86 l'abbé pierre du verdier

duite scandaleuse. Poursuivi au « criminel » par Tévêque, il dut non seulement lui faire ses excuses, mais lui payer encore loo livres de dommages-intérêts ^'\

Malgré cette condamnation, Pierre du Verdier ne réforma pas son caractère. Le 8 janvier 1630, il eut une querelle des plus violentes avec ses propres chanoines, et commit de nouveaux actes de violence.

A la suite d'événements que nous ne connaissons pas, il fit poster secrètement une bande d'individus sans aveu entre la sacristie et le cloître ; puis à l'issue de la grand'messe, il alla donner un soufflet au prévôt. Les chanoines se précipitèrent, les gens de l'abbé accoururent; une rixe s'ensuivit, au cours de laquelle il y eut plusieurs blessés. Le sang même coula dans la basilique. L'évêque, immédiatement avisé, s'empressa d'intervenir. Il retira le Saint-Sacrement de l'église, le porta à Saint-Pierre du Sépulcre, et ferma la basilique, qu'il ne rendit au culte qu'après l'avoir purifiée ^^\ En même temps il fit arrêter l'abbé avec ses deux frères ^^\ Il serait intéressant de connaître la suite de cette affaire : les Annales manuscrites de Limoges ne nous l'ont malheureusement pas conser\'ée. Elles disent seulement qu'il y eut procès, et que « lesditz chanoines [de S. Martial] se soubzmirent à la juridiction dudict seigneur évesque, dont despuis, se sont repantis, car il n'avait aucun droit ny justice «ur eux ^■♦^ ».

Toutes ces affaires avaient tellement surexcité les esprits, que Louis XIII, à son passage dans la ville de Limoges en 1632 ^^\ refusa d'aller vénérer les reliques de saint Martial, craignant de provoquer par sa présence de nouveaux conflits ^^K Le Parlement, en 1633, régla à nouveau les droits réciproques de l'abbé et de l'évêque ^^^; mais son

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