LA COLLÉGIALE A LA FIN DU XVII^ SIÈCLE
ordres,- il gouvernait le monastère de Savigny en Normandie, quand il fut nommé abbé de Saint-Martial. Lassé des contestations incessantes qu'il avait avec Tévéque au sujet de ses droits honorifiques, il ne resta que quelques années à Limoges. En 1660, il obtint, la faveur d'échanger son bénéfice avec l'évoque de Rennes, Henri de la Motte Houdaucourt^'\ Pendant son abbatiat, en 1659, fut supprimé l'hôpital de Saint-Martial qui remontait au début du moyen âge, et dont les revenus furent employés à la fondation d'un hôpital général ^'\
Henri de la Motte Houdaucourt, d'une grande maison de Picardie, évêque de Rennes, possesseur de différents bénéfices, notamment de l'abbaye de Souillac, obtint ses bulles pour la collégiale de Saint- Martial, le 30 août 1660 ^'^
Il eut lui aussi de très vifs démêlés avec l'évêque de Limoges. Un jour, en effet, au mépris de la défense de Mgr de Lafayette, il sortit revêtu du camail et portant la croix pastorale. Mgr de Lafayette le suspendit. L'abbé refusa de se soumettre et en appela au Grand Conseil du Roi, qui lui donna raison. L'évêque porta alors l'affaire devant le Parlement de Paris; mais il fut de nouveau condamné, et l'abbé obtint la reconnaissance expresse de tous ses privilèges ^*K Cet arrêt ne put résoudre définitivement une aussi grave question, et les deux plaideurs soulevèrent encore sur ce sujet maints procès, dans le détail desquels il serait oiseux d'entrer.
Henri de la Motte Houdaucourt mourut à Mézières en 1684, à Tdge de quatre-vingt-deux ans, laissant dans son testament un legs de 4.000 livres aux chanoines de Saint-Martial ^^\
Jacques de Courtavel de Pézé, qui lui succéda ^^\ suivit fidèlement les traditions de ses prédécesseurs, et ne se fit pas faute de saisir les prétextes les plus futiles, pour échanger quelques procédures avec