LA COLLÉGIALE AU XVIII^ SIÈCLE I9I
et demandèrent au roi la permission de les démolir. Elle leur fut accordée, le 27 juin 1746 ^'\
Jean de Montesquiou, en faveur duquel son frère Henri résigna la collégiale, fut abbé de 175 1 à 1784. Quoiqu'il fut vicaire général du diocèse de Sarlat, et abbé de Bolbohne en Languedoc, il résida fréquemment à Limoges. L abbé Legros, qui le connut beaucoup, parle de lui avec éloge ^^\
Un édit de Louis XV, en date du 3 décembre 1759, ordonna aux églises d'envoyer à la Monnaie la majeure partie de leur argenterie, pour subvenir, soi-disant, aux énormes dépenses que causait la guerre de Sept Ans, en réalité pour satisfaire aux caprices du roi et de ses maîtresses ^^K Les chanoines de Saint-Martial, après s'être fait rappeler à l'ordre par le Contrôleur général ^^\ durent se soumettre aux prescriptions de cet édit, comme les autres communautés religieuses du royaume. La valeur des pièces d'argenterie qu'ils déposèrent à la Monnaie fut estimée à 636 livres ^^K
C'est le seul événement notable que signalent les registres capitulaires de la collégiale pendant l'abbatiat de Jean de Montesquiou. Ce dernier mourut le 2 décembre 1784 ^^\ et fut remplacé, au mois de janvier suivant, par Jean de Maussac, qui devait être le dernier des abbés de Saint-Martial.
. L'abbé de Maussac prit possession de la collégiale avec le cérémonial accoutumé. Nous pouvons lire dans la Feuille hebdomadaire de la généralité de Limoges ^'\ le récit de la cérémonie qui coïncida avec les fêtes célébrées pour l'ostension des reliques des saints du diocèse, — la dernière qui eut lieu avant la Révolution.
1. Arch. de la Haute-Vienne, Registre capituîaire de Saint-Martial , H 2936 bis, idi, 14. — Cf. ci-dessous, ch. II de la IV* partie.