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6. Legros donne tout au long le récit de ses funérailles auxquelles il assista (Arch. du Grand séminaire de Limoges, ms. n© 35, p. 102).
7. Dans son numéro du 18 mai 1785. La Feuille hebdomadaire est, croyons-nous, le premier journal qui fut publié à Limoges, si tant est que Ton puisse appliquer ce mot de « journal » à une sorte de revue littéraire et scientifique, ne donnant que quelques rares nouvelles mondaines ou administratives.
Projet de suppression de la collégiale en ij86.
En 1786, la collégiale faillit être supprimée. Les chanoines de la cathédrale, se trouvant en effet dans des embarras financiers, dont ils ne savaient comment sortir, prirent une délibération pour demander à révoque de s'employer à faire supprimer la collégiale, et à unir ses revenus à la mense capitulaire ^'\ On juge l'émotion des chanoines de Saint-Martial, quand ils connurent les noirs desseins qui se tramaient contre eux. Ils. écrivirent aussitôt à Mgr d'Argentré ^'^ pour lui demander oc la continuation de sa protection et bons offices ». Ils envoyèrent en même temps deux des leurs ^'^ à Paris pour insister auprès de luL L'évoque fit un excellent accueil aux délégués, les rassura sur ses intentions, et répondit en ces termes aux chanoines :
« J'ai reçu. Messieurs, la lettre que vous avez chargé M. le prévôt de a me remettre. Il a dû vous rendre comte Qic) des sentiments dans « lesquels il m'a trouvé pour votre église et pour tous les membres « qui la composent. Non seulement je ne concourrai jamais à aucune oc opération qui peut vous être désagréable, mais, au contraire, je saia sirai avec empressement les occasions de vous donner des preuves « des sentiments inviolables d'estime et d'attachement, avec lesquels ce j'ai l'honneur d'être. Messieurs, votre très humble et très obéissant « serviteur ^"^^ »,
Malgré ses bonnes paroles, Mgr d'Argentré ne put ou ne sut empêcher les chanoines de sa cathédrale de persévérer dans leur projet, et d'en saisir directement l'Assemblée du clergé qui se tenait à Paris cette même année.
1 . La plus grande partie de ces détails est tirée d'une protestation des abbé et chanoines de Saint-Martial, qui se trouve en la possession de M. Larue Dubarry, membre de la Société archéologique du Limousin. Le savant archiviste de la Haute-Vienne, M. Leroux, a eu Tobligeance d'en prendre une copie à notre intention.
2. Louis-Charles Duplessis d'Argentré, évéque de Limoges de 1759 à 1790.