Ibid
4. Nous verrons ci-dessous (chap. I de la IV* partie), dans quel état pitoyable se trouvait la basilique lors de^a Révolution.
chaussée, le régiment de Royal-Navarre, les ecclésiastiques, les pénitents, les confréries du Château. Elle exhorta la population à garder dans la circonstance un calme absolu et à s'abstenir de toute manifestation déplacée ^'\
Le 15 décembre, les autorités municipales écrivirent à Tabbé pour lui demander de leur remettre les clefs de la châsse. L'abbé résista pour la forme. Il envoya 4 des répanses alambiquées » ; mais il céda dès la première sommation ^*\ Le 16, les membres de la commune vinrent prendre possession du chef de saint Martial ^^\ et le lendemain eut lieu la translation des reliques à l'église Saint-Michel-des-Lions. La cérémonie se déroula au milieu d'un profond silence, et la foule témoigna d'une émotion profonde et contenue, comme si chacun sentait dans son for intérieur que ce jour marquait pour la ville la fin d'un régime et l'ouverture d'une ère nouvelle. Les reliques, déposées provisoirement dans la chapelle Notre-Dame-des-Aides, de l'église Saint-Michel^**, furent transportées un mois plus tard dans la chapelle Saint-Jean, qui fut disposée spécialement pour les recevoir.
Dés que les membres de la municipalité eurent pris possession de la châsse de saint Martial, ils vendirent à un démolisseur la basilique, qui menaçait ruines depuis longtemps déjà. Celui-ci, dès le milieu de l'année 1791, se mit à l'œuvre, et le 23 septembre il fit transporter au district les archives de la collégiale, qui avaient failli être brûlées par des ouvriers trop zélés ^^\
La basilique ne fut entièrement détruite qu'en 1794. Mais pendant de longues années ses vestiges subsistèrent ^^\ jusqu'au jour où le gouvernement Impérial se décida enfin à les faire disparaître en 1807. Le terrain fut alors nivelé et forma la place des Baraques, qui, suivant