‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 204 sur 470 · CHAPITRE n ORGANISATION INTÉRIEURE DU MONASTÈRE AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

CHAPITRE n ORGANISATION INTÉRIEURE DU MONASTÈRE AU MOYEN AGE

Des dignitaires claustraux.

Dans un grand monastère bénédictin, les différents détails de l'administration étaient répartis, comme on sait, en de nombreux offices claustraux. Leur multiplicité n'entraînait généralement aucun inconvénient, car plusieurs de leurs titulaires occupaient des positions assez modestes, et se distinguaient à peine des autres moines. Il en était ainsi à Saint-Martial. Uon ne doit pas être surpris de voir que l'abbaye, au début du xiii* siècle, comptait trente-quatre « fonctionnaires » sur quatre-vingt-dix moines résidant à Limoges^*'; certains d'entre eux, en effet, comme le sous-bibliothécaire, le maître d'école, le jardinipr, etc., étaient des personnages de fort mince importance, qui n'avaient ni prérogatives, ni privilèges spéciaux. Voici quelle était la répartition des différents services de l'abbaye au xin*^ siècle :

L'abbé avait à son service particulier un ou plusieurs chapelains '^\ un copiste et un serviteur. Au-dessous de lui, venait le prieur claustral, qui devait s'occuper de tous les menus détails concernant l'administration intérieure du monastère, et qui était secondé dans sa tâche par deux sous-prieurs ^'^

I. M. Duplès-Agier a publié, dans ses Chroniques de Saint-Martial , plusieurs états des moines résidant dans le monastère au début du xiiie siècle, et composés, pour la plupart, par Bernard hier. Ces états portent l'indication des fonctions de chacun des religieux (Voir notamment, p. 248, 257, 273, etc.^. M. Duplès-Agier a publié également une liste des offices claustraux, sous le titre de : « Dignitatum et officiorum monasterii S. Martial is descriptio » (Ibid., p. 247).

2.4 L'état des moines, résidant dans l'abbaye en 1228, mentionne quatre chapelains de Tabbé (Duplès-Agier, op. cit., p. 258).

5. Le premier de ces sous-prieurs portait le titre de «subprior»; l'autre celui de « tertius prior ».

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