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DES DIGNITAIRES CLAUSTRAUX

" Le grand chevecier ^'\ les cellériers de la cuisine et du vin, le pitancier et le réfectorier, avaient dans leurs attributions tout ce qui concernait la nourriture des moines, et devaient pourvoir la table commune du pain, du vin, des légumes et autres denrées nécessaires.

Le grand sacristain avait la charge du vestiaire. L'entretien des ornements du culte, le soin du trésor et des manuscrits étaient dévolus au garde du trésor ^^\ au garde des autels et à un bibliothécaire en chef.

Les malades, les pauvres, les voyageurs étaient confiés aux soins de l'infirmier, de l'aumônier et de l'hôtelier. Les enfants *^^ et les novices étaient surveillés et instruits par des religieux spécialement désignés. Le maître de l'œuvre avait la responsabilité de l'entretien matériel des bâtiments claustraux, et spécialement de la basilique. L'église Saint- Pierre-du-Sépulcre et le cimetière étaient sur\^eillés chacun par un gardien particulier. Un jardinier enfin cultivait le grand verger qui longeait les murailles de la ville.

Avant de donner quelques détails sur les offices les plus importants du monastère, nous devons faire remarquer la profonde transformation qu'ils subirent au commencement du xiii« siècle. Jusqu'alors en effet, les moines, auxquels étaient confiés ces différents offices, étaient de simples administrateurs soumis directement à la surveillance de l'abbé. Pour subvenir aux dépenses de leur charge, ils recevaient au fur et à mesure de leurs besoins l'argent nécessaire, et devaient justifier exactement des sommes qu'ils avaient employées.

A la fin du xii« siècle, chaque dignitaire se constitua une sorte de fonds de roulement, et reçut en bloc une série de cens et de redevances de tous genres, suffisants pour lui permettre de faire face à toutes les obligations de sa charge. Ainsi chacun d'eux acquit insensiblement pour son office un patrimoine particulier, qu'il ne put tout d'abord administrer que sous gertaines réserves, dont il eut ensuite la

1. U ne fkut pas confondre « le capicerius major » avec le « capicerius sepulcri » (Voir Duplès- Agier, op, cit., p. 247).

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