Voir pièce justif., n© XIV
4. Dans deux règlements publiés, l'un dans le Recueil des Histor. de France (t. XXI, p. 763) ; Tautre par M. Duplès-Agier (Chroniques de Saint-Martial, p. 306).
5. Les Arch. départ, de la Haute- Vienne renferment plusieurs quittances données par les moines au chambrier, attestant qu'ils avaient reçu pour leur vestiaire les sommes réglementaires (Voir par exemple, liasse n© H 5739).
2l8 LES CHEVECIERS
de s'occuper de la bibliothèque *'\ Les deux services pouvaient fort bien être réunis sur la même tête, car la plus grande partie de la bibliothèque se composait de manuscrits liturgiques, de rituels, graduels, psautiers, tropaires, antiphonaires, etc.. Lors de la sécularisation, l'office de la chambrerie fut conservé, mais reconstitué sur des bases nouvelles ^^\
Les Cbarciers,
L'abbaye de Saint-Martial avait un grand chevecier, qui remplissait les fonctions de trésorier, et un chevecier du sépulcre, dont la principale occupation consistait à surveiller la crypte où était le tombeau de saint Martial ^'\ Le premier se retrouve dans tous les monastères bénédictins : nous n'avons donc pas à en parler. Le second par contre etiendra un instant notre attention, car il n'a jamais été étudié jusqu'à ce jour.
Le chevecier du sépulcre était spécialement commis à la garde du chef de saint Martial et de quelques autres reliques, parmi lesquels un morceau de la vraie Croix ^*\ Il devait faire dire dans la crypte les offices accoutumés, et demandait à cet effet au chapitre de désigner chaque semaine quatre moines behdomadiers.
Il avait sous ses ordres un gardien ou huissier du sépulcre <^*, qui s'occupait des détails du service. Cet huissier couchait dans l'église Saint-Pierre. Le matin il ouvrait les portes de la crypte ^^\ et apportait l'eau et le vin nécessaires pour dire les messes qui se célébraient toute la matinée auprès du sépulcre. A certaines heures, il devait attendre les pèlerins venus pour vénérer le chef de saint Martial, et prévenir le chevecier de leur arrivée en sonnant une cloche. A la tombée de la
j. Bernard hier fut à la fois chantre et bibliothécaire, cantor et annarius. Il avait sous ses* ordres un sous-chantre qui était, en même temps sous-bibliothécaire.