‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 217 sur 470 · LE MAITRE DE L ŒUVRE · texte numérisé non relu

LE MAITRE DE L ŒUVRE

pendant plusieurs semaines une vie agitée et toute séculière, qui était certainement peu conforme à Tesprit de leur règle.

Durant toute Tannée, le cellérier était chargé de pourvoir le monastère de vin. Les dispositions du règlement à ce sujet étaient très minutieuses. Elles exigeaient que lors de certains anniversaires ou les jours de grandes fêtes, le cellérier distribuât du vin pur ; le reste du temps il avait l'autorisation de le mouiller; toutefois il lui était recommandé de ne pas donner aux moines une abondance trop claire; mais il pouvait additionner d'eau, dans des proportions notables, la boisson des sergents ou des serviteurs de l'abbaye. A l'effet de transporter le vin, il avait plusieurs grands brocs, dont il devait remettre tous les jours un certain nombre pour le service de l'infirmerie et du réfectoire. Comme ces brocs étaient fort lourds, il s'était fait construire un petit chariot à quatre roues ^'\ grâce auquel il pouvait les transporter facilement.

Il était naturel que le cellérier, ayant à s'occuper de la boisson des moines, ne fût pas seulement chargé de leur procurer du vin, mais encore de l'eau. Aussi devait-il veiller à entretenir les fontaines de l'abbaye, à empêcher qu'elles ne fussent contaminées. Si l'eau venait à geler en hiver, il devait allumer de grands feux sous les robinets pour faire fondre la glace ^^\ On voit par ce détail que la règle prévoyait les moindres difficultés.

Le Maître de rouvre.

L'entretien de la basilique et des bâtiments conventuels était confié à un maître de l'œuvre ^'\ qui avait sous ses ordres un charpentier. Ce charpentier ^^^ devait s'occuper de remplacer les pièces de bois qui étaient hors d'usage dans les toitures du monastère. Il devait exécu-

1. « Carrulum quatuor rotarum » (Kotice des offices, pièce justif., n© XXI, § 6).

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