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LE PITANCfER 21^
ter tous les menus ouvrages de menuiserie, entretenir les conduites d eau alimentant les fontaines du cloître ^'\ mettre en état les tonbeaux au moment des vendanges, etc.
Le maître de l'œuvre était chargé de faire faire les réparations nécessaires aux bâtiments de Tabbaye ; il lui était spécialement recommandé de surveiller la charpente du clocher. Celle-ci était en effet exposée à être frappée par la foudre *'\ et, pour prévenir les incendies, des seaux d'eau devaient être disposés à certains endroits dans les combles.
La maîtrise n'avait pas de dotation spéciale, car elle ne pouvait former un office indépendant, subvenant à ses propres dépenses. Les travaux à exécuter variaient chaque année dans des proportions consiilérables; aussi le chapitre votait-il les sommes nécessaires au fur et à mesure des besoins. Le maître de l'œuvre avait pourtant le droit de recueillir les offrandes déposées dans un tronc spécial à côté de la chapelle de saint Denys; et chaque année il faisait faire des quêtes dans le diocèse au temps de l'A vent et du Carême, pour l'entretien de la basilique ^^\
LOrtallier.
L'ortallier ou jardinier était chargé de cultiver le verger de l'abbaye. Son office était de peu d'importance; mais il possédait quelques redevances, dont le total se montait au xv« siècle à 95 sous 8 deniers et à quelques setiers de seigle ou d'avoine ^^\
Le Pilancier.
^ L'abbé Isembert, en 1180, autorisa le chapitre à désigner un moine qui serait chargé d'une façon permanente de lever Ids cens affectés à