LES SYNDICS
dès le XIII* siècle, dans Timpossibilité de subvenir aux charges qui lui incombaient. La plupart de ses revenus en effet lui étant payés en numéraire, elle eut à souffrir très vivement de la diminution du pouvoir de l'argent. En 1282, Tabbé Pierre dut intervenir pour empêcher une faillite imminente. Il supprima les prieurés de Vallière, de Clairvaux et de la Croix, et affecta leurs revenus à augmenter les ressources de la sacristie ^'\
Celle-ci, grâce à cette mesure, put subsister sans autre mécompte jusqu'à la sécularisation, date à laquelle elle fut supprimée avec tous les autres offices de l'abbaye.
Les Syndics.
L'abbaye jusqu'à la fin du xn* siècle, chargeait tel ou tel de ses moines de représenter ses intérêts dans les affaires litigieuses qu'elle avait à soutenir. Mais au temps des premiers Valois, les procès se multiplièrent tellement, qu'elle fut obligée d'avoir des procureurs permanents.
Les plus anciens que nous connaissions furent nommés par l'abbé Hélie en l'année 1360 ^^\ Ils étaient au nombre de dix^^^ et avaient tous des pouvoirs égaux, de telle sorte que l'un d'eux pouvait terminer une affaire, qu'un autre avait commencée.
Nous avons vu comment, dans le courant du xiv^ siècle, les différents dignitaires du monastère se rendirent indépendants, et eurent à plaider les uns contre les autres. Par la force même des choses, ils furent obligés d'avoir des procureurs spéciaux, distincts de ceux du monastère ou de l'abbé ^^K Les fonctions de ces procureurs furent généralement remplies par des laïcs, et ne tardèrent pas à devenir de véritables
1. Voir dans nos pièces justif. (n© XII), Tacte par lequel Tabbé Pierre de Saint- Vaury supprima ces trois prieurés.