‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 221 sur 470 · LE SACRISTAIN · texte numérisé non relu

LE SACRISTAIN

Le Sacristain.

Jusqu'au xrv* siècle, le sacristain, en même temps qu'il veillait à entretenir les objets nécessaires au culte, devait surveiller le vestiaire, dont s'occupait spécialement le camérier. En 1308, ce dernier fut rendu indépendant par Tabbé Galhard <'\ Il y eut ainsi dans l'abbaye une chambrerie et une sacristie, érigées l'une et l'autre en offices séparés.

Le sacristain conserva seulement la première partie de ses anciennes attributions, c'est-à-dire qu'il continua à diriger les offices, et à prendre soin des ornements liturgiques. Il avait de ce chef des dépenses très considérables, et devait payer en outre au chambrier une rente annuelle de 80 livres ^*\

Aussi jouissait-il de certains privilèges assez lucratifs. Toutes les offrandes déposées par les fidèles sur les autels de la basilique lui revenaient, ainsi qu'une partie des cierges incomplètement consumés dans les grandes cérémonies ^'\

Le sacristain possédait dans le Château de Limoges des droits dont plusieurs disparurent avec le temps, mais dont quelques-uns subsistèrent jusqu'à la Révolution. Ainsi, au moyen âge, la « despouille de tout étranger mort au Château » lui revenait. Il héritait des femmes veuves et a autres gens honestes, » venus pour prier Dieu dans une maison sise près de l'abbaye et dite le Béguinage. Tous ceux qui vendaient leurs marchandises dans le cloître devaient lui payer deux deniers le jour de la grande fête de saint Martial. Pour pouvoir enterrer des laïcs dans le cimetière des Arènes, il fallait acquitter, entre ses mains, un droit de 4 deniers ^^\

Quoique la sacristie eût un patrimoine considérable, elle se trouva,

1 . Nous publions dans nos pièces justif. Tacte par lequel Tabbé Galhard créa roftice de la chambrerie (no XIV).

Page 1