‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 25 sur 470 · La Prose rytinnée et la critique hagiographique · texte numérisé non relu

La Prose rytinnée et la critique hagiographique

7. On peut consulter sur le cursus Tarticle de M. Noël Valois, paru en 1881, dans la Bibl. de l'École des Chartes (p. 257 et ss.) et Touvrage de M. Louis Havet, intitulé La Prose métrique de Symmaque.

cession harmonique de certaines syllabes, placées à la fin des phrases ^'K 11 fut employé couramment par les Pères de l'Église latine, jusqu'au temps de Grégoire le Grand. A partir de cette époque il tomba en désuétude pendant près de quatre cent&.ans; mais, à la fin du xi« siècle, le pape Urbain II l'ayant remis en honneur dans la chancellerie pontificale, il redevint à la mode, et ses règles furent codifiées dans des manuels connus sous le nom de Formae dictandi, dont plusieurs sont parvenus jusqu'à nous. Mgr Bellet a cru que la Vie primitive de saint Martial, antérieure assurément à 846, ne pouvait avoir été composée qu'au vi*^ siècle, car, d'après lui, a on ne saurait concevoir un texte écrit pendant l'éclipsé du cursus, c'est-à-dire du vu* siècle à la fin du xi^ et présentant régulièrement les diverses cadences... à la fin de toutes les phrases ^^\ »

Or le P. de Smet a montré que l'emploi de la prose rythmée, tout en étant peu fréquent sous les Carolingiens, n'avait pourtant jamais cessé complètement, comme le prouve la vie de saint Othmar, datée du ix« siècle ou VAntapodosis de Luidprant, composé au x* avec un souci évident d'observer les règles du cursus ^^\ L'objection était trop péremptoire, pour que Mgr Bellet ait pu la réfuter d'une façon satisfaisante ^^\ . Il s'est borné à relever des fautes assez nombreuses dans les cadences des textes invoqués par le P. de Smet ^5^; mais il n'a pu nier que ceux-ci aient été écrits en prose rythmée aux x* et xi* siècles.

1 . Nous empruntons en partie cette définition à celle donnée par dom Grospellier dans la Revue du clxint grégorien^ t. V (1897), p. 403.

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