‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 276 sur 470 · LES REDEVANCES EN NATURE · texte numérisé non relu

LES REDEVANCES EN NATURE

Sur 100 cotes portant sur des immeubles bâtis Sur 100 cotes portant sur des terres de labour.

Sur 100 cotes portant sur des prés

Sur 100 cotes portant sur des vignes

payables

en argent.

pmbles en Iromer.t.

{Myables en seigle.

Il ne faut pas s'étonner que des maisons, des vignes ou des prés eussent à payer des redevances en froment. Le froment était au moyen âge un objet de luxe pour une bonne partie du Limousin. L'on voit, en examinant les terriers de La Souterraine et de Saint-Vaury *'*, que le nord de la province n'en produisait presque pas ^^K Le froment avait donc une grande valeur et, surtout aux environs de Limoges, il était utilisé dans une certaine mesure pour opérer les transactions. Il remplissait le rôle d'un instrument d'échang(;s et servait de teriium comparafionis.

Bien des cens furent constitués en blé au lieu de l'être en numéraire. Uabbaye dans la suite des temps retira les plus grands avantages de cette disposition, qu'elle avait probablement consentie sans se rendre un compte exact de ses conséquences. Le cours des grains, en effet, resta à peu prés constant depuis le xv^ siècle jusqu'à la Révolution, sauf des hausses passagères provoquées par de mauvaises récoltes *'\ A mesure que les espèces métalliques furent dépréciées, les prix nominaux du blé ou du seigle montèrent proportionnellement. En réalité, ils conservèrent presque constamment la même valeur rela-

1. Le prévôt de la Souterraine percevait d'après le terrier de 1592 : 523 setiers de seigle, 140 d'avoine et 1 1 de blé.

Le prévôt de Saint-Vaury percevait d'après le terrier de 1674 : 13s setiers de seigle, 312 d*avoine et 23 de blé.

— Nous ne comptons dans ces chiffres que les cens proprement dits, et non les fondations d'anniversaires, les fermages ou les baux.

2. Dans le Bas-Limousin, le blé était très cultivé. Le prévôt d'Arnac percevait d'après le terrier de 1628 : 155 setiers de seigle, 180 d'avoine et 125 de blé.

Le prévôt de Rosier percevait d'après le terrier de 1468 : 30 setiers de seigle, 45 d'avoine et 143 de blé.

3. Ces hausses étaient prodigieuses, et en quelques mois le prix du blé décuplait parfois.

tive, et n'éprouvèrent guère que des modifications apparentes. C'est le fait que le tableau ci-dessous est destiné à mettre en lumière.

Nous avons noté siècle par siècle, depuis Tannée 1400, les cours du blé et du seigle, tels qu'ils sont cotés dans les forléaux de Limoges ^'K En nous basant sur les chiffres de M. d'Avenel, nous allons essayer ^^^ de les évaluer approximativement.

Années

Cours cotés dans le forléal de Limoges

Valeur relativ

e en francs (î)

setierde seigle.

se lier de bli.

setier de seigle.

setier de blé.

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