‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 290 sur 470 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. C'est la date à laquelle on acheva la démolition du clocher (Allou, Monumens de la Haute- Vienne, p. 166).

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Courtine -'K Ce plan est à une échelle très réduite ; mais il donne d*une -*^ fiiçon précise la position relative des différents corps de bâtiments, et

v. montre que l'axe de la basilique n'était pas parallèle à celui de Téglise

Saint-Pierre-du-Sépulcre.

En 1784, un des chanoines de la collégiale, l'abbé Legros, fit dresser [^ un plan de la basilique ^^\ où il fit relever scrupuleusement jusqu'aux

moindres détails, et indiquer avec le plus grand soin toutes les restaurations qui avaient été faites au monument dans le cours du xviii*^ siècle. Son œuvre est un document historique de premier ordre, et nous a été du plus grand secours.

Nous en dirons autant d'un très curieux dessin conser\'é au cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale ^^\ et qui donne une vue intérieure du chœur. Il ne porte ni date ni nom d'auteur ; mais il a été fait certainement dans la première moitié du xviii* siècle, par un architecte de Limoges ^^\

Le plan de Gajon, celui de l'abbé Legros, le dessin du cabinet des Estampes, telles sont les trois pièces avec lesquelles nous avons pu reconstituer la basilique. Elles se complètent réciproquement. En les interprétant à l'aide de certains passages des registres capitulaires de la collégiale^*', ou des descriptions données par quelques auteurs des deux derniers siècles ^^\ on peut se faire une idée très exacte de ce qu'était le monument à la veille de la Révolution ^'\

^^ I. Ce plan manuscrit, dont nous donnons une reproduction (PL IIÏ) est conservé aux

Arch. de la Haute-Vienne, sous la cote H 9408. Tripon s'en est manifestement inspiré dans le

^ plan de Saint-Martial qu'il a publié dans son Historique monumental (Limoges, 1837).

\^ 2. Ce plan encore inédit est conservé dans les Archives de la Société archéologique du Limousin.

v/ Il est à l'échelle de o™,oi2 par mètre et mesure 0,75 Xo,53, "ous en donnons une repro-

duction (PI. II).

3. Cabinet des Estampes. Altas des provinces, au mot Limoges, Va. 415. Nous en donnons ^X une reproduction dans notre PL IV.

4. Ce dessin porte en effet la mention: « Envoyé par le Président d*Aigrefeuille », c*est-à-dire, selon M. Guibert, par Jean-Pierre d'Aigrefeuille, président à la Cour des Aides de Montpellier, né en 1665, mort en 1744. Au moment où nous mettons sous presse, M. Guibert vient de le publier dans le BuIL de la Soc. archéoL du Limousin (t. XLX, p. 45).

5. Notamment du registre capitulaire coté H 9466 aux Arch. de la Haute-Vienne.

6. Notamment Desmarets, EpJjétnérides du diocèse de Limoges pour Tannée 1769, et Piganiol de la Force. Description de la France,

7. Nous devons mentionner encore quelques documents où se trouvent des vues de la basilique. Ils sont si imparfaits et si grossièrement dessinés que nous avons cru ne devoir nous en

L'église du Sauveur était de plan cruciforme. Elle avait deux clochers, Tun sur la croisée, l'autre formant porche. De larges bas-côtés régnaient tout le long de la nef et des bras du transept; ils se continuaient autour du chœur; cinq absides s'ouvraient au pourtour du chevet, et une absidiole sur chacun des croisillons. Le monument avait de vastes proportions, et sa longueur totale dépassait une centaine de mètres ^'K

La nef de la basilique était divisée en dix travées ; originairement elle devait en compter une de plus. Les deux travées précédant le carré du transept étaient en effet beaucoup plus larges que les autres, et n'appartenaient pas au plan primitif de l'église. Elles avaient été reconstruites en 1449. Les architectes du xv^ siècle, habitués à tracer des arcs très ouverts, avaient trouvé plus simple et moins dispendieux, de bâtir deux grandes travées gothiques que, de reprendre en sous-œuvre, les trois petites arcades romanes, qui menaçaient ruine ^^\

Chacune des travées de la nef était supportée par de gros piliers carrés, cantonnés de demi-colonnes sur trois de leurs faces, et d'un pilastre sur celle qui regardait le bas-côté. Les bas-côtés étaient très larges, disposition assez rare en Limousin pour mériter d'être signalée. Les collatéraux du Dorât, de La Souterraine, de Saint-Léonard, de Saint- Junien ^'\ de la plupart des églises de l'ancien diocèse de Limoges ^^\

servir qu'avec la plus grande circonspection. Nous citerons entre autres deux plans de Limoges signalés par M. Ducourtieux (Limoges d'après ses anciefis plans). L'un, celui de Jean Fayen, daté de 1581; l'autre, dit des Trésoriers, de 1680. Nous noterons également deux vues publiées par Tripon, 4?ns son Historique monumeulal, et dont nous donnons une reproduction (PL V).

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