Ibid.j p. 263 et ss
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entrepreneur, qui dut démolir le clocheton et boucher les lézardes. Mais la partie la plus considérable de cette prétendue restauration consista à peindre tous les murs d'un enduit « du plus beau blanc et plus uni », et à peindre tous les piliers « d'une couleur au goût des chanoines » ^'K
On ne doit donc pas s'étonner qu'une vingtaine d'années plus tard, en 1791, la basilique ait menacé ruine. La municipalité révolutionnaire de Limoges, en donnant l'ordre de la démolir ^^\ ne fit en réalité que devancer de peu la marche plus lente, mais inévitable du temps. Les démolisseurs se mirent à l'œuvre dans les premiers jours de l'année 1792; ils avaient terminé en 1797 ^'\
Le terrain ne fut définitivement nivelé qu'en 1806. On perça alors la rue Saint-Martial dans l'axe de la nef; on établit la place Fournier sur le côté droit de l'ancien chœur ; on agrandit la place des Baraques, appelée aujourd'hui place de la République. Enfin, sous la monarchie de Juillet, on construisit un théâtre dont les fondations furent en partie établies sur l'emplacement occupé naguère par le chevet.
Telle est l'histoire de la basilique du Sauveur. On ne saurait trop déplorer la destruction de ce vénérable monument, quand on étudie les documents graphiques qui nous ont permis d'en esquisser une restitution, et nous autorisent à affirmer que c'était une des églises romanes les plus curieuses du centre de la France.
Description de la basilique.
Avant de décrire la basilique, il convient de dire quelques mots des différents documents, grâce auxquels nous avons pu procéder à notre restitution. Le plan le plus ancien, où l'église et les bâtiments claustraux soient indiqués, est celui qu'un architecte de Limoges, le sieur Cajon, leva en 1776 pour étudier le percement de la nouvelle rue de la