Rcirisbrs consulaires Je Limoges, t. 1, p
3. Les consuls durent prendre à ce sujet des mesures sévères au xvic siècle. (Registres cottsu- Jaires de Limoges, t. I, p. 211).
4. Voir Ducourtieux, Limoges d'après ses auci.ns plans, p. 156 et 137.
Le monastère du XIII^ siècle.
Les moines quittèrent au xiii^ siècle leurs anciens bâtiments claustraux, devenus trop étroits. Ils allèrent habiter les nouvelles constructions que les abbés Hugues de Brosses et Raimond Gaucelm élevèrent peu à peu de l'autre côté de la basilique. En Tannée 1211, la bibliothèque était achevée ^'^; on travaillait à la salle capitulaire en 1213 ^^\ et le dortoir fut bâti vers la même époque ^^K Qyant au cloître, à la maison abbatiale, au réfectoire et aux cuisines, ils furent seulement terminés sous le règne de Philippe le Bel ^*K
Le nouveau monastère ne fut atteint par aucun incendie, à notre connaissance tout au moins. Mais, après la sécularisation de Tabbaye, les chanoines négligèrent absolument de l'entretenir, faute de pouvoir se procurer les fonds nécessaires ' à cet effet. Les bâtiments se dégradèrent donc petit à petit, et le chapitre décida, par une délibération du 24 juillet 1745, de les démolir. Une aile du cloître venait en effet de s'écrouler le 27 juin de la même année, et les voûtes du réfectoire menaçaient ruine, car les piliers qui les soutenaient avaient perdu leur aplomb ^^K Les ordres du chapitre furent exécutés assez lentement; les démolitions ne furent achevées qu'en 1750. Des anciens bâtiments claustraux, il ne subsista dès lors que la salle capitulaire, et la partie du cloître qui y était attenante ^^\ Quelques années plus tard, en 1791, la municipalité de Limoges fît renverser ce qui restait des bâtiments claustraux, et acheva l'œuvre de destruction que les chanoines de la collégiale avaient eux-mêmes commencée.
Le cloître, dont on peut voir l'emplacement dans notre planche I, fut
1 . Cette année-là, en effet, mourut le bibliothécaire Pierre de Verteuil « qui librariam edificari fecit » (Bernard Itier, éd. Duplès-Agier, p. 80-
2. Cette année-là mourut Pierre Ardalon, prévôt de la Souterraine, qui laissait i.ooo sous « ad capitulum volvendum » (Bernard Itier, ibid., p. 90).
3. En 1217 fut faite « scala lapidea dormitorii » (ibid.y p. 100).