Ibid
4. « Fuit opus diai claustri consummatum anno MoCCoXLo nono.., exceptis vitreis prediai S. Martialis x (Ibid., p. 156).
5. Entre autres Jean Fayen en 163 1 (Bulletin de la Soc. arche'ol. du Litncusin, t. XLII, p. 75), et Piganiol de la Force en 171 8 (Description de la France, t. V, p. 171).
6. Voir une de ces travées indiquée dans le plan de Legros (PI. 11).
7. La fontaine du Chevalet était surmontée par un petit monument datant de la Renaissance, dont Tripon a donné un dessin dans son Historique monumental du Limousin.
8. Ces conduites devaient être en bois, puisque le charpentier du monastère devait les entretenir (Voir pièce justif., no XXI).
9. Ms. de l'ancienne bibliothèque de Saint-Martial, conservé aujourd'hui à la Bibl. Nat. sous la cote latin 5239 (fol. 3 v").
de la Cité. Ce ruisseau de Joumart a joué un grand rôle dans l'histoire de Saint-Martial. Chaque fois qu'au moyen âge les bourgeois étaient en querelle avec les moines, ils essayaient de les amener à capituler en crevant les tuyaux qui amenaient Teau dans le monastère. Ils ne purent jamais y réussir, car Tabbaye possédait un puits intérieur ^'\
A des époques plus modernes, ces mœurs primitives s'adoucirent. Mais les consuls réclamèrent la propriété du ruisseau, et le chapitre, pour faire reconnaître. ses droits, fut obligé de plaider. Au commencement du xvi*^ siècle, le Parlement de Bordeaux décida que les — de l'eau devaient revenir à Saint-Martial, et les — à la ville. Ce partage, malgré sa précision mathématique, n'arrangea point les affaires, et, après avoir longuement discuté, les parties finirent par montrer plus de bon sens que leurs juges, et décidèrent tout simplement de prendre chacune la moitié du ruisseau ^*\ Cette convention moins subtile, mais plus pratique, subsista jusqu'à la Révolution.
Le chapitre tenait d'autant plus à exercer ses prérogatives sur le ruisseau, que ce dernier était pour lui une source de profits. Moyennant finances il permettait à divers industriels, à des teinturiers notamment, de se servir de l'eau ^^\
La fontaine du cloître avait une grande réputation. Elle avait une vertu spéciale aux yeux des émailleurs, et Jean Fayen nous dit qu'elle avait a une telle propriété, que sans icelle l'on ne peut esmail- 1er sur le cuivre, ce qui ne se fait ailleurs si bien qu'en la ville de Limoges par le moyen de ceste eau » ^^\
Comme dans tous les monastères bénédictins, la plupart des bâtiments conventuels ouvraient sur le cloître. A Test, étaient la salle capitulaire au rez-de-chaussée, et le dortoir au premier étage ; au nord se